23.7 C
Sudbury,CA
dim 18 Août 2019
Acceuil Blogue

Une autre édition réussie pour la Nuit émergente

0

La Nuit émergente en est seulement à sa septième édition et est déjà devenue l’un des événements les plus attendus de l’année. Les spectateurs ont la chance de se promener d’une salle à l’autre au Collège Boréal et de découvrir des artistes émergents d’ici ou d’ailleurs. Elle s’est déroulée le 22 mars, la soirée avant la Nuit sur l’Étang, et est organisée par la Slague du Carrefour Francophone.

La programmation de cette année, comme à l’habitude, était variée et passait d’un style musical à un autre, tout en conservant une harmonie incroyable. Le clou de la soirée était Philippe Brach, auteur-compositeur-interprète au style éphémère, dont la voix a envouté des centaines de spectateurs. Le public était charmé par ses chansons entraînantes et son charisme indéniable. Le chanteur originaire de Saguenay a réussi à créer une ambiance chaleureuse, répondant aux questions des spectateurs comme à des amis dans son salon.

Le duo d’ethno-jazz K-Iri a captivé le public avec leurs voix envoûtantes. Leur musique est de celles qui nous transportent vers un univers enivrant, qui peut nous faire oublier nos soucis et nous invite à apprécier chaque subtilité musicale.

K-Iri

Le groupe indie-pop Choses Sauvages, c’est cinq amis qui vous captiveront, grâce à leur musique déjantée et leur chimie de groupe apparente. Ceux qui sont déjà tombés sous le charme en écoutant leur album ne pourront s’empêcher d’être doublement impressionnés par leur remarquable présence sur scène.  

Le chanceux public a également eu la chance de voir la Queen du Nord, la toute première Drag Queen franco-ontarienne. En circulant à travers le Collège Boréal, elle nous a graciés de sa magnifique présence. Les Franco-ontariens ont enfin une Drag Queen qui parle comme nous et qui nous représente fièrement. Les spectateurs ont également pu danser aux rythmes de DJ Unpier, Beat Sexü, Reney Ray, Thomas Carbou, Corpus, et Simon Kearney.

La Queen du Nord

Il est difficile de ne pas tomber en amour avec cette soirée magique, qui fait le lien entre découvrir et retrouver. C’est l’occasion de partir à la découverte de nouveaux artistes, de styles originaux et de faire de nouvelles rencontres. Il s’agit également d’une soirée où se retrouver en famille ou entre amis et laisser de côté les soucis de l’hiver.

L’un des plus jeunes membres du public, Mathias Gauthier Le Coz, nous raconte tendrement son moment préféré des dernières nuits émergentes : « j’ai beaucoup aimé quand Alex Nevsky est venu. J’ai réussi à avoir son autographe et même le rencontrer dans la loge ! ». Il avoue également avoir particulièrement aimé les performances de Choses Sauvages et Philippe Brach. Jacob Gauthier, étudiant à l’Université Laurentienne, explique ce qui l’a poussé à assister à sa toute première Nuit Émergente : « je suis venu ce soir pour découvrir de nouveaux artistes et voir un artiste que j’aime beaucoup, Philippe Brach ».

La Nuit émergente est plus qu’un party de famille sudburois : elle attire de plus en plus des amateurs de musique francophones venant d’ailleurs que notre petit cratère. William Burton nous explique pourquoi il tenait à faire la route d’Ottawa à Sudbury : « la Nuit Émergente, c’est découvrir des artistes que j’ai jamais rencontrés, avant qu’ils deviennent grands, avant qu’ils explosent. Je peux dire à mes amis que je les ai vus à leurs débuts ! ». Également originaire d’Ottawa, Noah Graham mentionne que la Nuit émergente est avant tout un événement rassembleur : « je pense que c’est un événement très important pour rapprocher la communauté, non seulement au Nord mais en Ontario français au complet. C’est un temps pour découvrir des gens qui s’expriment de leur propre façon, en arts et en musique, et pour captiver et s’entourer de gens qui cherchent à tripper et passer un bon temps ».

Les assidus de musique ont également pu assister à deux autres soirées musicales, avant et après la Nuit émergente. Le volet musical du projet manifeste de la Place des Arts a dévoilé toutes ses nouvelles chansons le jeudi 21 mars. Sous la direction musicale de Daniel Bédard, des artistes et des poètes ont été jumelés en quatre groupes de deux personnes. Ils ont pu créer des chansons originales et les présenter au public. Les performances ont été enregistrées, donc ceux qui ont manqué le spectacle pourront peut-être bien revivre cette soirée magique. La fin de semaine s’est clôturée par la 46ème Nuit sur l’Étang, une véritable tradition franco-ontarienne. L’amphithéâtre du Collège Boréal plein à craquer était la scène de dizaines de musiciens franco-ontariens qui ont rendu hommage à la légende Robert Paquette, dont Martine Fortin, Luc Huneault, Cindy Doire, Leïla, et plus encore. La soirée s’est culminée par la deuxième partie qui ne mettait en vedette nul autre que Robert Paquette, accompagné d’un groupe de 14 musiciens. La fin de semaine du 21 au 23 mars a certainement marqué l’imaginaire de tous et on anticipe déjà les événements de l’année prochaine.

Le 5 à 7 de la Francophonie

0

L’Université Laurentienne fut l’hôte d’un 5 à 7 le mercredi 20 mars 2019 en célébration de la Journée internationale de la Francophonie. L’événement a su rassembler des membres de la faculté de l’Université Laurentienne, des étudiants et étudiantes ayant la francophonie à cœur ainsi que des gens de la communauté de Sudbury.

C:\Users\mkozl\Downloads\IMG_6860.jpg

Le moment attendu de la soirée : la présentation par la conférencière, l’Honorable Mme Lucie Moncion, sénatrice canadienne. Mme Moncion, ancienne de l’Université Laurentienne, a partagé le travail que le Sénat canadien effectue par rapport aux langues officielles en situation minoritaire ainsi que l’achèvement de la modernisation de la loi canadienne sur les langues officielles, une tâche bien anticipée par plusieurs. Elle a relaté les consultations qu’elle a eues auprès des Canadiens, jeunes comme âgés, en ce qui concerne la modernisation de la loi qui fête son 50e anniversaire d’adoption cette année. Bref, la sénatrice a pu constater que plusieurs Canadiens sont convaincus qu’un Canada bilingue, c’est un Canada qui est plus fort, plus solide. Les réactions et les témoignages reçus face à la modernisation de la loi étaient alors favorables.

Originaire d’Ottawa, la conférencière a aussi pris la peine de noter qu’elle est une des deux seules Franco-ontariennes à être élues au Sénat. On peut croire que ce sont ses racines qui lui permettent d’avoir une bonne compréhension des minorités francophones en province et de leurs besoins. Ainsi donc, son travail est très important pour les francophones en Ontario. Nous pouvons espérer qu’elle continuera de bien les représenter au niveau fédéral.  

Dévoilements de l’ACFO

C:\Users\mkozl\Downloads\IMG_6849.jpg

Également durant le 5 à 7, Marie-Ève Pépin, présidente du Conseil d’administration de L’ACFO du Grand Sudbury, a dévoilé les deux projets sur lesquels l’association travaille depuis quelque temps maintenant. La première d’entre les deux fut la création du site web maboutiquefranco.ca qui facilite l’achat de marchandise et de gugusses franco-ontariens. Cette nouvelle boutique en ligne permet l’achat d’autocollants, de bandanas, de bouteilles d’eau, de bracelets et de linge pour adultes comme pour enfants. Et, bien évidemment, à titre de distributeur officiel, l’ACFO y vend des drapeaux franco-ontariens ainsi que canadiens, ontariens et métis de grandeurs variées. Vous y trouverez tout ce qu’il vous faut pour démontrer votre fierté!

Le deuxième projet réalisé par l’ACFO est la création d’une trousse d’accueil pour les nouveaux arrivants francophones à Sudbury. Cette trousse contiendra des documents pertinents provenant d’organisations francophones de Sudbury, comme le Carrefour francophone de Sudbury et le Centre de santé communautaire du Grand Sudbury, entre autres. Certes, ces trousses assureront une transition et une intégration plus aisée pour les nouveaux arrivants dans notre communauté.

L’ACFO du Grand Sudbury

Depuis 1910, l’Association canadienne-française de l’Ontario du Grand Sudbury veille à l’essor, l’épanouissement et le maintien de la communauté francophone ici, dans la ville du Grand Sudbury. Elle travaille activement à revendiquer les droits des francophones et à améliorer les services en français qui leur sont offerts. Pour plus d’information, visitez le www.acfosudbury.ca/.

Terre-Neuve-et-Labrador : Un retour sur le passé

0

Cette année célèbre le 70e anniversaire de Terre-Neuve-et-Labrador comme province canadienne. Cependant, l’île de Terre-Neuve existe depuis beaucoup plus longtemps et tire d’une histoire et géographie autant riche que fascinante!

Bien que l’explorateur italien John Cabot ait découvert Terre-Neuve en 1497, il y avait déjà des ruines d’une ancienne civilisation, les Vikings, lors de son arrivée. Les historiens croient que les Vikings étaient les premiers Européens à construire des établissements en Amérique du Nord, autour de l’an 1000, et leurs petits villages fabriqués dans la tourbière sont encore préservés après maints siècles aujourd’hui. Ces vestiges des explorateurs scandinaves sont situés à L’Anse aux Meadows dans la péninsule nord de la Terre-Neuve, et ils sont désignés comme un site patrimoine mondial de l’UNESCO. Également sur les falaises de la côte nord de l’île, où un vent glacial siffle perpétuellement, il est possible d’observer au printemps des immenses icebergs qui proviennent du Groenland et flottent tranquillement vers le sud en fondant graduellement. Davantage, avec un peu de patience, il y aura parfois quelques soufflés d’eau par les expulsions d’air des rorquals qui remontent en surface, suivi d’une flaque de queue en plongeant à nouveau dans la mer.

L’Anse aux Meadows

D’autre part, la province possède une géographie très diverse. En particulier, dans le parc national du Gros-Morne et aussi un second site patrimoine mondial de l’UNESCO, il y a la montagne des Tablelands, une immense masse rocheuse du manteau terrestre, la couche intermédiaire de la Terre. Lors de la collision catastrophique des continents il y a 480 millions d’années, une plaque du manteau terrestre fut soulevée et exposée à la surface. Ceci a ensuite formé la montagne des Tablelands, qui possède une couleur distinctement orangée semblable à la surface de la planète Mars. Cette caractéristique géologique est attribuée à la forte teneur en fer qui se retrouve dans la péridotite, une roche ignée principalement retrouvée dans le manteau terrestre. Aujourd’hui, il est possible d’explorer ce phénomène terrestre très rare et unique, et prendre une randonnée sur ce territoire quasi martien.

Plus au sud de l’île, la capitale provinciale St-John’s est une ville dynamique avec beaucoup de culture et histoire. Un des traits particuliers de cette ville s’agit des maisons peinturées avec des couleurs éclatantes dans les quartiers résidentiels. Il y a plusieurs légendes pour lesquelles ceci est le cas, et l’une des plus populaires prétend que la couleur distincte de chaque maison était pour aider aux marins et pêcheurs à se retrouver leurs chez eux! À l’entrée du port marin est Signal Hill, un rocher qui offre des vues spectaculaires de St-John’s et de l’océan Atlantique, et qui a servi comme citadelle pour la ville pendant plusieurs guerres avec son point de défense stratégique. De plus, c’est aussi le lieu où Guglielmo Marconi a capté la première transmission sans fil transatlantique envoyé de Poldhu, Angleterre en 1901. Un peu plus loin, vers l’extérieur de la ville, se retrouve le cap d’Espoir (Cape Spear), le point géographique le plus à l’est de l’Amérique du Nord, et, à une longitude de 52° ouest, cet endroit est plus proche à Londres qu’à Winnipeg, ou même à Paris qu’à Vancouver!

St-John’s

Avant de s’être joint au Canada, la Terre-Neuve était un état indépendant britannique. Certes, le Canada et la Terre-Neuve avaient de bonnes relations diplomatiques, mais la Terre-Neuve exprimait quand même une autonomie qui justifiait une monnaie discernable du Canada, incluant initialement un 20¢ au lieu d’un 25¢. Toutefois, après plusieurs discussions et débats politiques avec les gouvernements britanniques et canadiens, ainsi qu’un référendum très passionné par les Terre-Neuviens, à 52% contre 48%, la Terre-Neuve s’est officiellement unie au Canada le 31 mars 1949.

Parfois, nous oublions que le Canada est un pays vaste et incroyable, et la diversité que chaque province et territoire contribue à la mosaïque canadienne. S’étirant d’un océan à l’autre, il y a beaucoup à explorer dans notre pays et la Terre-Neuve-et-Labrador mérite une visite pour englober tout ce que cette magnifique province a à nous offrir!

Profil communautaire : Chloé LaDuchesse

0

Où as-tu grandi et où as-tu fait des études ?

J’ai grandi en banlieue de Montréal et je suis passée par une foule d’institutions post-secondaires dans tout autant de programmes – ceci dit, je n’ai pas fait d’études en lettres françaises. J’aime étudier et s’il est vrai que l’engagement des professeur·e·s fait une énorme différence dans l’appréciation du cours, le contact avec d’autres étudiant·e·s qui partagent mes intérêts est probablement ce que j’apprécie le plus de ce type d’apprentissage. Ces connexions peuvent mener à des projets incroyables, sans compter l’amitié, les fous rires et les souvenirs. Dommage que l’éducation post-secondaire coûte aussi cher, et que l’offre de cours dits « non transférables sur le marché de l’emploi » ne cesse de diminuer, ici comme partout.

Depuis combien de temps es-tu à Sudbury ?

J’habite à Sudbury depuis trois ans.

Peux-tu nous parler de ton expérience et ton rôle en tant que poète officielle ?

J’entame ma deuxième (et dernière) année en tant que poète officielle. Les tâches sont simples : promouvoir la poésie et la littératie auprès des citoyen·ne·s de Sudbury. Je dispose des outils développés par les ancien·ne·s poètes officiel·le·s, et j’ai la liberté de mettre sur pied mes propres projets, bien sûr dans la mesure du budget, qui est inexistant. J’ai ma propre émission de radio bilingue sur les ondes de CKLU, Poésie Station, dans laquelle je présente des poètes et des textes et où j’invite des membres de la communauté à venir parler de leur relation à la poésie. Sinon, je suis disponible pour prodiguer des conseils tous les premiers mardis du mois à la bibliothèque centrale. Je prépare un numéro spécial de la revue Terra North/Nord pour lequel j’ai reçu des soumissions de poètes d’ici. Je travaille sur d’autres projets ad hoc, et on m’invite à des lectures et des festivals, en ville et ailleurs. Mon rôle en est aussi un de représentation : quand je vais quelque part, j’amène Sudbury, sa créativité, sa vitalité, avec moi.

Qui sont tes inspirations littéraires ?

Je lis énormément et de tout. Beaucoup de livres m’ont fait tomber en bas de ma chaise ces dernières années. L’érudition de Thierry Dimanche, la poésie disséquée de Carole David, l’engagement fiévreux d’Hélène Monette, le sarcasme de Meaghan Strimas ou l’inventivité de Baron Marc-André Lévesque sont autant d’influences, mais je me régale aussi de culture pop, d’actualités et d’autres formes d’art.

Peux-tu me parler d’un accomplissement dont tu es fière.

Fière je ne sais pas, mais je suis reconnaissante à ce mélange d’expérience, d’éducation et de résilience qui forme ma personne d’être toujours capable de rebondir, de développer de nouvelles idées, de me débrouiller. Ma créativité connaît des hauts et des bas, ce qui est angoissant quand on bâtit sa vie autour de sa plume. Mais même dans les moments creux, je finis toujours par retrouver l’étincelle. Comme quoi même quand on pense que le tube de dentifrice est vide, il en reste toujours assez pour se brosser les dents une fois de plus.

Comment vois-tu Sudbury dans 10 ans ?

J’ai plein de rêves pour Sudbury, mais avec les politicien·ne·s et les lobbys qu’on a, je vois mal comment ils pourraient se réaliser. Densification urbaine? Lutte contre la pauvreté? Diversification du marché de l’emploi? Croissance de la population francophone? Alphabétisation et valorisation de l’éducation? Transport actif? Je nous souhaite un Sudbury heureux, je nous souhaite des vies qui ont du sens. La course au burnout, l’accumulation de cossins, la culture automobile, la masculinité toxique, tout cela ne crée pas de sens, ne rend pas heureux. Je veux une ville à échelle humaine, où se multiplient les occasions de se rencontrer et de partager. Des projets comme la Place des Arts me donnent beaucoup d’espoir. Et je veux une librairie francophone!

Quels conseils aurais-tu pour des jeunes poètes ?

Lire, lire, relire et lire encore plus. Il y a tant de façons de faire de la poésie et je trouve un peu prétentieux d’affirmer savoir écrire sans avoir fait l’expérience de tout ce que la littérature a déjà produit. Pour moi, la poésie est une réponse qu’on offre à un·e autre poète, une autre œuvre, une expérience vécue ou une personne rencontrée. Je ne crois pas aux conseils du type « une heure par jour »; par contre, il faut écrire, pas seulement dire qu’on veut écrire! Et il faut apprendre à accepter la critique, se créer un comité de lectrices et lecteurs qui donnent un avis honnête, puis réécrire autant de fois que nécessaire. Rien n’est parfait du premier coup. L’écriture prend du temps, il faut laisser les mots macérer un peu.

Le droit de vote pour les expatriés : La Cour Suprême a tranché

0

La Cour Suprême du Canada a rendu une décision le 11 janvier dernier, permettant aux émigrants canadiens d’exercer leur droit de vote, même après avoir passé cinq ans ou plus hors du pays. Depuis l’an 2000, la Loi électorale du Canada limitait le droit de vote à ceux qui avaient quitté leur mère patrie depuis plus de cinq ans, ce qui a été particulièrement renforcé sous le gouvernement Harper. Grâce à ce jugement, le premier de l’année pour la Cour Suprême, le droit de vote des canadiens étend sa portée.

L’appelant, Monsieur Gillian Frank, est un canadien qui a vécu à Toronto jusqu’à la fin de son diplôme universitaire à l’âge de 21 ans. Il est ensuite déménagé aux États-Unis afin de poursuivre ses études postsecondaires à l’Université Brown et réside présentement à Princeton. Le second appelant, Monsieur Jamie Duong, est originaire de Montréal et demeure en Virginie, après avoir étudié à l’Université Cornell. Ces deux individus ont manifesté un désir de revenir travailler au Canada, s’ils trouvent des emplois. Leur histoire débute en 2011, lorsque leur droit de vote a été refusé lors des élections fédérales de mai.

La Loi électorale du Canada a comme objet de garantir le droit de vote à tous ceux qui remplisse les prérequis : être un citoyen de plus de 18 ans. Elle impose pourtant une « condition de résidence », qui indique que l’électeur doit voter à l’endroit où il habite. On permet tout de même aux citoyens vivant à l’étranger de voter grâce à un « bulletin de vote spécial ». À l’article 11d) de la Loi, on ajoute trois conditions à cette situation spéciale : il faut avoir déjà résidé au Canada, avoir l’intention d’y revenir de façon permanente et avoir quitté le pays moins de cinq ans avant les élections.

Le cas a d’abord été entendu par la Cour Supérieure de Justice de l’Ontario en 2014, où on a déterminé que la limite de l’article 11d) était inconstitutionnelle. Selon la Charte canadienne des droits et libertés (art. 3), le droit de vote est garanti à tous les citoyens canadiens, sans exception. L’affaire s’est compliquée pour Frank et Huong lorsque leur cas s’est rendu à la Cour d’appel de l’Ontario en 2015. Les juges ont dit que cette violation de l’article 3 de la Charte était justifiée par l’article 1, qui mentionne que les droits peuvent être restreints dans des limites raisonnables et démocratiques.

Nous nous retrouvons donc à la Cour Suprême, la Cour canadienne ayant le plus d’autorité sur tous les domaines de droit. La Cour avait comme mandat de déterminer si le droit de vote peut véritablement être limité de manière raisonnable et démocratique. Le jugement n’était pas unanime, puisque cinq juges sur sept étaient de l’avis de Frank et Duong. Les juges majoritaires ont basé leur décision sur le principe d’interprétation large qui domine les décisions de la Cour depuis des années. Ce concept exige que les droits garantis au Canada doivent être analysés de manière à inclure le plus de situations possibles. La Cour doit donc étudier une loi d’après son but véritable, et baser ses choix sur celui-ci. En suivant ce principe, les juges ont dit que le droit de vote doit être disponible à tous les citoyens, et qu’il doit être protégé afin de maintenir la qualité de la démocratie canadienne.

Puis, les juges ont adressé le rôle que la résidence joue dans ce cas. Ce dernier était l’argument principal du Procureur Général, qui affirmait que le lieu de résidence avait une importance cruciale dans le droit de vote. Or, la Cour a rejeté cet argument, en confirmant que la résidence servait principalement à l’organisation du droit de vote mais ne constituait pas le facteur dominant. Le Juge en Chef Wagner a même déclaré que « le monde a changé » : avec la mondialisation d’aujourd’hui, on modifier notre conception de résidence. Quant à la limite démocratique de l’article 1 de la Charte, les juges ont déterminé qu’elle ne pouvait pas justifier la Loi électorale du Canada. D’après le test standard pour des situations comme celle-ci, il faut prouver que la limite a un objectif urgent et réel, qu’il porte une atteinte minimale au droit des citoyens, et que les effets bénéfiques sont plus grands que les effets néfastes. Les juges ont affirmé que tous ces critères n’ont pas été remplis.

En somme, nous avons pu assister à une décision qui sera sans aucun doute marquante pour l’histoire canadienne. Le gouvernement Trudeau a déjà présenté une loi qui enlève la limite de cinq ans, et le jugement vient assurer que les gouvernements futurs ne pourront pas la ramener à la vie.

Beaucoup plus qu’une simulation

0

Le vendredi 11 janvier, 74 étudiants dévoués de l’université Laurentienne participent dans la simulation annuelle du parlement canadien dans le cœur de l’édifice John. A Macdonald dans la capitale de la nation, Ottawa. Cet évènement organisé par l’association de sciences politiques de l’Université Laurentienne, a donné l’opportunité aux jeunes politiciens de participer aux conversations délicates et d’aborder des problèmes courants qui dominent les manchettes des médias canadiens et mondiaux.

Les étudiants sont d’abord regroupés dans les cinq partis politiques principaux du pays. Par la suite, chaque parti doit créer un projet de loi qui représente leurs valeurs fondamentales. Finalement, les actes législatifs, ainsi qu’un budget fédéral sont présentés et ensuite critiqués par les membres des autres groupes, qui ont tous la chance de dire un mot ou deux. Les discours alimentés par la rhétorique ont défendu les projets de loi bien pensés ainsi que ceux moins raisonnables.

Bien que cette journée ait été remplie de plaisanteries, de jacassements entre étudiants et de chants répétitifs de la phrase légendaire « vive le Québec libre » venant des membres du Bloc québécois, les jeunes ont discuté de problèmes sérieux qui compromettent un bon avenir pour le pays. Certains membres des partis ont utilisé leurs discours pour attirer de l’attention aux injustices comme le traitement des Franco-Ontariens, l’assimilation des peuples de premières nations et le réchauffement de la planète.

« Le fait qu’ils sont voulant d’être engagés leur donne les capacités de faire de la recherche. Juste en apprenant comment critiquer un projet de loi, ou même par osmose en s’approchant de vétérans de l’évènement, ils deviennent engagés dans la sphère politique. Ils sont ici pour apprendre et pour grandir comme individus. Je suis devenu plus passionné grâce à cet évènement et j’espère que d’autres se sentent de la même façon » avoue Dave Nicks , le chef du Bloc québécois et vétéran de cinq ans de la simulation.

Les étudiants ont la chance de comprendre les valeurs politiques des partis, les fondations de la démocratie et encore plus important, le chemin qui doit être parcouru pour éliminer les injustices envers les gens de premières nations. Certains jeunes politiciens ont même reconnu l’importance d’annoncer que la cérémonie se passait sur les terrains de tribus Anishinaabe algonquins.

« Ils abordent des questions importantes, parfois de façons humoristiques. Mais même quand ils voient la question comme humoristique, ils ont réfléchi beaucoup. C’est là où l’intérêt commence. Plus qu’on a des gens qui s’engagent, ça donne espoir pour le futur » explique Dre Gina Comeau, professeure en sciences politiques impliquée dans l’organisation de l’évènement depuis 7 ans.

Lors d’une simulation qui a vu le symbole national canadien changé à l’ananas de l’émission « Téléfrançais » de TVO, plusieurs bonnes idées ont été suggérées pour améliorer le Canada. Il est facile à dire que cet évènement donne de l’espoir à la sphère politique du pays et que l’avenir du Canada est en bonnes mains avec les futurs diplômés de la Laurentienne.

Défaite pour les Wolves; victoire pour les Francos

0

Une partie de hockey des Wolves toute spéciale a eu lieu le 20 janvier 2019 à Sudbury : c’était une joute entièrement bilingue. Organisée par l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) du Grand Sudbury, ce fut une toute première pour la ville de Sudbury. L’animation pendant la partie et les entractes se sont déroulés en français ainsi qu’en anglais. Durant les entractes, les spectateurs ont même profité d’un spectacle dans les deux langues officielles de Chuck Labelle, chanteur franco-ontarien bien-aimé. Malgré la défaite des Wolves contre les Greyhounds de Sault-Sainte-Marie, tout le monde gagne lorsqu’on arrive à être inclusif.

Partout dans l’arène on affichait notre fierté francophone. Même Howler, la mascotte des Wolves de Sudbury, portait un bandeau franco-ontarien sur sa tête pour démontrer son engagement au bilinguisme. Plusieurs participants entendaient des gazouillis d’enfants contents que leur Howler était bilingue comme eux. Effectivement, la représentation francophone est essentielle pour les jeunes franco-ontariens qui cherchent toujours à s’identifier aux personnages de leur entourage. Parallèlement, elle est avantageuse pour les francophones unilingues et bilingues qui viennent regarder et appuyer l’équipe des Wolves et qui veulent suivre le déroulement de la joute, tout comme leurs homologues anglophones.

Fournir des annonces et des entractes bilingues lors d’une joute, c’est un petit geste très avantageux pour les francophones. C’est tellement simple qu’on se demande pourquoi tant d’événements généralement anglophones à Sudbury n’incluent pas une traduction pour les francophones. Espérons que la réussite de ce petit geste encouragera non seulement l’arène, mais aussi les autres organismes de Sudbury à penser aux droits et préférences linguistiques des gens de notre communauté. Notamment, agrandir l’espace francophone pourrait attirer une plus grande foule, augmentant ainsi le revenu de ces organismes.

En plus de soutenir la représentation bilingue dans la ville de Sudbury, la joute de hockey était au profit de la Place des Arts. L’ACFO du Grand sudbury a pu ammasser 2 500$ durant la joute pour la Place des Arts, par le biais de ventes de billets et de dons.

La Place des Arts

La Place des Arts est un centre culturel multidisciplinaire pour non seulement les francophones, mais pour toute la communauté. C’est un projet commun mis en place et dirigé par le Regroupement des organismes culturels de Sudbury (ROCS) dont les membres sont : le Carrefour francophone, le Centre franco-ontarien de folklore, le Théâtre du Nouvel-Ontario, les concerts La Nuit sur l’étang, les Éditions Prise de parole, la Galerie du Nouvel-Ontario et le Salon du livre du Grand Sudbury. Les travaux de construction sur le futur site du centre culturel ont commencé en octobre 2018 au coin des rues Larche et Elgin et de la ruelle Medina. La construction de l’édifice débutera en 2019, et l’ouverture officielle est prévue en 2020.

Surveillez votre portefeuille!

0

Vous avez peut-être remarqué dans vos achats et transactions monétaires qu’il y avait un nouveau 10 dollars iridescent qui circulait depuis l’an dernier. Toujours de couleur violette, ce billet de banque commémoratif fut émis par la Banque du Canada en 2017 pour célébrer le 150ième anniversaire du Canada et il possède le portrait de quatre politiciens canadiens. Ceux-ci incluent Sir John A. Macdonald, Sir George-Étienne Cartier, Agnes Macphail et James Gladstone. Plus tôt cette année, la Banque du Canada a annoncé qu’un nouveau billet de banque polymère 10 dollars serait disponible vers la fin de 2018, pour déclencher une nouvelle série de billets de banque à venir au cours des prochaines années.

Le nouveau billet de 10 dollars aura le portrait de Viola Desmond (1914-1965), une femme de race noire de la Nouvelle-Écosse, qui est reconnue pour avoir contesté la ségrégation raciale au Canada. En 1946, Desmond a défié l’autorité lorsqu’elle avait refusé de quitter son siège dans la section réservée aux blancs dans un théâtre. En conséquence, elle fut incarcérée et reçut une amende pour ses actions. Desmond a joué un rôle primordial pour lutter contre les injustices raciales et la discrimination systémique qui existait auparavant au Canada.

De plus, ce billet aura d’autres images qui symbolisent les efforts envers l’égalité des droits et la justice sociale. Notamment, il y aura un schéma cartographique du quartier d’Halifax où Desmond habitait et une illustration de l’incroyable dôme néogothique de la Bibliothèque du Parlement, symbolique de la démocratie de notre pays. Au verso du billet, il y aura une image du Musée canadien pour les droits de la personne, situé à Winnipeg, une citation au sujet des droits à l’égalité, provenant de la Charte canadienne des droits et libertés, et une plume d’aigle, qui est un symbole de vérité, puissance et liberté pour les peuples autochtones. Tant que ce billet détiendra encore la couleur violette bien reconnue dans le 10 dollars, il sera différent des autres, en étant le premier billet à être imprimé verticalement.

Avant la décision définitive, le processus de sélection pour Viola Desmond avait inclus un sondage public par la Banque du Canada pour des choix potentiels, suivi d’une sélection de liste restreinte de cinq candidates emblématiques d’après le comité consultatif de la Banque du Canada, qui incluait Dominic Giroux, président-directeur général de HSN et IRHSN, et ancien recteur et vice-chancelier de l’Université Laurentienne. Il y a aussi des changements planifiés au cours des prochaines années par la Banque du Canada pour le billet de 5 dollars, tandis que le billet de 20 dollars sera toujours réservé au monarque britannique.Notre société moderne est devenue de plus en plus numérique, et ceci fait appel à l’utilité de la monnaie tangible. Il suffit d’observer les consommateurs à la caisse afin de constater que très peu d’entre eux payent en l’argent comptant, mais plutôt avec la carte de débit ou la carte de crédit, et parfois même notre téléphone, qui peut offrir des services tels que Apple Pay et e-Transfer. Bien que la technologie puisse faciliter les transactions financières, elle demeure anonyme et neutre envers les billets monétaires. De son côté, la monnaie en circulation frappée et imprimée est un moyen de célébrer nos succès canadiens tout en soulignant nos exploits et partageant nos histoires et notre culture d’une façon visuelle et esthétique.

Sous le microscope : est-ce un chef-d’oeuvre authentique ou falsifié?

1

En 2017, le chef-d’œuvre surnommé Salvator Mundi, également reconnu comme le Sauveur du monde, a été vendu aux enchères pour une somme astronomique de $ 450 000 000 de dollars américains! Cette somme exorbitante a ébranlé la communauté mondiale des encans, étant la peinture la plus dispendieuse du monde à ce jour. Selon les experts dans le domaine, cette œuvre d’art, créée par Léonard de Vinci, date de la fin du XVe siècle, autour de 1490. Mais comment s’assurer que ce chef-d’œuvre mystérieux est authentique? Ou même, comment est-ce possible d’attribuer un artiste et une époque précise à une peinture? Une chose certaine, la fraude des beaux-arts n’est pas un problème nouveau, et date depuis plusieurs siècles.

Aujourd’hui, la médecine légale peut être utilisée pour identifier les mystérieux chefs-d’œuvre et ces techniques médico-légales sont été appliquées pour aider à déterminer l’authentification et la vérification des beaux-arts tels que les peintures. En effet, une authentification approfondie et minutieuse nécessite une analyse scientifique et non scientifique afin d’établir l’authenticité d’un objet.

Les deux méthodes traditionnelles non scientifiques dans l’authentification impliquent la provenance et la connaissance. Pour commencer, la provenance est déterminée par l’historique du chef-d’œuvre et constitue tous les documents de titularité et les dossiers et archives personnels incluant le nom du propriétaire, la date d’achat, les factures et les reçus. Ces documents peuvent aider à prouver l’authenticité des objets, mais peuvent être inefficaces si des lacunes existent dans la documentation de son historique, par exemple s’il y a une période particulière non identifiée. Il faut aussi être vigilant de la possibilité des documents falsifiés. Dans le cas de Salvator Mundi, la provenance n’est pas complète, mais il y a un consensus de son originalité, et que celle-ci avait été peinte pour le roi de France Louis XII. Ensuite, elle fut transférée à la monarchie de l’Angleterre un peu plus tard, avant de disparaitre pour près de 150 années. La peinture a réapparu dans le XXe siècle, étant très endommagée, et a été soumise à plusieurs étapes de restaurations élaborées, tout en passant à travers la possession de quelques individus.

Cependant, la connaissance, une méthode plus subjective, est basée sur la formation et l’opinion des experts. Ceux-ci sont souvent attentifs aux anachronismes, tels que la présence d’un pigment ou une technique de coup de pinceau qui ne reflètent pas le style de l’artiste, mais leurs conclusions ne sont pas nécessairement objectives.

Au contraire, l’analyse scientifique est une méthode beaucoup plus objective et robuste, et diverses évaluations peuvent être effectuées, dépendant du type de matériel afin d’identifier ou de confirmer une œuvre d’art. Premièrement, le microscope, optique ou même parfois à balayage d’électrons, est une façon plutôt simple d’évaluer le chef d’œuvre et peut aider à observer les couches de peinture en plus de la craquelure, qui représente les fissures naturelles formées sur la peinture en séchant. Ce phénomène est excessivement difficile à falsifier et dupliquer, car différentes peintures, produites à différentes périodes auront différents motifs.

La réflectographie à l’infrarouge peut être utilisée pour détecter des pentimenti, ou des modifications par l’artiste original. Cette technique est basée sur le principe que la lumière infrarouge peut pénétrer les couches de pigments, contrairement au spectre visible de lumière, et ressortir les ébauches au fusain ou charbon, maintenant invisible à l’œil nu. La radiographie peut déterminer si l’artiste a réutilisé une toile. Les faussaires astucieux savent que pour faire une fraude convaincante, il faut aussi que le cadre et la toile soient de la même ère que la peinture. La radiographie peut également déterminer si la peinture a une seconde peinture cachée ci-dessous. Cependant, les scientifiques doivent tenir compte qu’auparavant, les artistes dépourvues réutilisaient parfois leurs toiles pour épargner de l’argent.

La spectrométrie de masse est une technique extrêmement sensible qui peut donner un aperçu du niveau moléculaire de la peinture, indiquant la structure des éléments et des molécules permettant d’identifier les minéraux et les pigments synthétiques présents. Une analyse scientifique a déterminé que la peinture Salvator Mundi contenait du lapis-lazuli, un pigment bleu très rare, qui aurait été importé de l’Afghanistan. Ce pigment azur très précieux et était plus cher que l’or, et il est très probable que seulement un artiste avec statut social respecté, tel que Léonard de Vinci aurait été capable le procurer.

Pour certains objets d’art, la datation au carbone 14 peut être effectuée pour mesurer la désintégration de l’isotope radioactif du carbone 14 et peut aussi être employée pour dater une œuvre d’art. Cependant, l’utilisation du radiocarbone est limitée aux échantillons organiques, tels que le papier et le bois, et est moins précise et exacte, à cause du large écart d’estimation.

De nos jours, il est possible d’assurer une interprétation fiable et de certifier un chef-d’œuvre, en considérant la provenance, la connaissance et l’analyse scientifique collectivement. Parfois, le but n’est pas nécessairement de réfuter les contrefaits et les fausses peintures, mais plutôt de recueillir autant d’information pertinente au sujet d’un objet afin de pouvoir l’identifier, et donner une histoire et un contexte. L’aspect scientifique est devenu primordial utilisé pour identifier les objets et pour détecter des falsifications artistiques ce qui indique le désir de comprendre l’origine et créer une appréciation pour les arts. Réfléchissez à cette question la prochaine fois que vous admirez les chefs-d’œuvre au musée!

In memoriam

0

Tous les matins, en allant au travail, je vois le terrain de stationnement qui lui sera bientôt un monument. Quand j’entends son nom, je ressens les coeurs monter dans la gorge collective des gens autour de moi. Je dois avouer que je ne saistoujours pas quoi faire, comment faire. Il n’est pas difficile de croire que nous digérons toujours tous mal ça.

Il y a un an, j’apprenais la nouvelle. Son visage a envahi mes réseaux. Un poing s’est installé dans mon ventre. Il est toujours là, se voulant discret, jusqu’à ce que son image revienne en focus. Il est difficile de comprendre comment la mémoire d’une femme chroniquement souriante peut apporter tellement de douleur.

Ces moments, ces sentiments, sont des rappels qu’elle n’est jamais loin de nous, que par nos actions, nous tentons de faire ce qu’elle aurait voulu accomplir. Elle ne nous a pas quittés. Pas vraiment, en tout cas. C’est cliché de le dire, mais elle prend ces pas avec nous.

Parce que ce qui est clair dans tout ça, c’est que notre phare ne s’est jamais éteint. Il reste toujours des traces de sa lumière, floues, mais visibles, dans le travail que fait la communauté. Bien qu’elle ne soit plus là physiquement pour guider notre chemin, sa mémoire l’est.

Depuis un an, on fonce. On travaille plus ardemment que jamais. Les efforts se multiplient, pour faire de sa vision une réalité. Nous sommes rendus à l’aube de sa place, notre place, qu’elle nous laisse en legs. Il semble que la communauté a compris ce qu’il fallait faire, parce qu’elle nous a montré comment persévérer. Nous avons hérité de sa ténacité. Soit ça, ou nous nous l’imaginons nous dire de nous déniaiser puis de bûcher parce qu’il faut que la pelle soit dans la terre au plus sacrant. Son énergie, son ouverture d’esprit, son rire contagieux sont toujours là, dans nos coeurs et notre travail.

Son absence a laissé un cratère béant parmi nous. Mais, plutôt que le laisser s’agrandir, nous avaler tout rond, nous l’avons rempli. Rempli d’amour. Les fragments de son amour à elle, qu’elle avait laissée chez chacun d’entre nous, chacune et chacun qui ont eu le plaisir de la croiser.

Ça fait un an que la nouvelle me tourbillonne dans la tête. Ça fait un an que la nouvelle est gravée dans ma matière grise. Ça fait un an depuis que j’ai entendu son rire de matante, plein d’amour. Et j’espère ne jamais l’oublier. Nous ne pouvons pas nous permettre de l’oublier.

Merci, Paulette.

 

Profil communautaire : Monique Beaudoin

0

Où as-tu grandi et où as-tu fait des études ?

Je suis née à Mattawa, à l’est de North Bay. Ma famille est une famille de fermiers du canton de Papineau, une très jolie zone rurale de Mattawa. Elle est une des plus grandes familles de la région (en fait, de toute la province!) et je suis donc parentée avec plein de monde dans le village. À l’âge de 11 ans mon père, qui travaillait pour la compagnie forestière Weyerhaeuser, a été transféré et notre famille a dû quitter Mattawa pour aller vivre à Sault Ste Marie. Ce fût le choc de notre vie. J’ai vécu à Sault Ste Marie jusqu’à l’âge de 21 ans et je suis venue faire mes études à la Laurentienne. Je détiens un baccalauréat avec une double majeur en psychologie et sociologie.

Depuis combien de temps es-tu à Sudbury ?

Bien suite à ma graduation de la Laurentienne en 1985, j’ai quitté le Canada pour environ 12 ans et je suis revenue à Sudbury en 2001 avec mes filles Cécilia et Alanis.

Quel est ton emploi présentement ?

Je suis Coordonnatrice en promotion de la santé au Centre de santé communautaire du Grand Sudbury, un poste que j’occupe depuis 2006.

Peux-tu me parler du travail que tu fais avec la communauté LGBTQ+ ?

Je ne peux pas parler du travail que je fais avec la communauté LGBTQ+ sans parler du mandat du Centre de santé. Une des raisons que je me considère très chanceuse de travailler là  c’est que le modèle des soins des centres de santé reconnait l’importance des facteurs sociaux déterminants de la santé et travaille activement pour éliminer les barrières comme la pauvreté, l’exclusion sociale, et la discrimination qui ont un énorme impact sur la santé de la population. Cette approche me passionne car l’impact des déterminants de la santé est très clair, mais pas assez mis en valeur ni par le gouvernement ni par la plupart des acteurs du secteur de la santé. Mais les gens qui vivent ces impacts, EUX ils en sont conscients. Ça mène souvent à des projets sociaux très intéressants avec un potentiel d’empowerment considérable.

Pour en revenir à ta question, je vais d’abord commencer par faire mon propre petit coming out. Cet été, je me suis rendue compte que je m’identifie comme membre de cette communauté. Pas certaine si je suis queer ou bisexuelle encore mais j’ai toujours senti qu’en quelque part, c’est une communauté à laquelle je m’identifie. Mais en fait, c’est à l’instar de membres de la communauté LGBTQ+ que j’ai commencé à travailler activement sur les enjeux de santé de cette communauté. En 2013, Aédan Charest et Bobby Aubin sont venus me rencontrer pour me demander si le Centre pourrait offrir un groupe de soutien pour personnes trans francophones. Bobby et Aédan ont recruté des gens pour y participer, et avec autres personnes de la communauté ont agi comme personnes ressources. Nous avons offert le groupe pendant 2 ans et demi jusqu’à ce qu’il se transforme dans le projet Artistes Trans Artistry. Entretemps, et toujours avec l’appui du Centre de santé, j’ai appuyé avec la tenue de certaines activités et ateliers. Nous avons produit un vidéo intitulé ‘J’ai que’t’chose à t’dire’ qui parle entre autre, de jeunes qui font un coming out avec leurs familles, notre troupe de théâtre communautaire a produit une saynète intitulée ‘De retour dans le placard’ qui aborde le sujet de l’homophobie et la transphobie dans les services aux aînés, et avec l’appui et le soutien de notre direction et de certains collèegues, nous avons fait nombreuses formations avec notre équipe. Depuis trois ans maintenant, le CSCGS participe activement aux activités de Fierté Sudbury.

L’an passé, en collaboration avec autres intervenants en santé du milieu, j’ai siégé au Comité organisateur de la Conférence biannuelle de l’organisme Santé Arc-en-ciel qui a eu lieu ici à Sudbury. Ce fût incroyable de voir 500 personnes débarquer chez nous pour discuter de santé lgbtq+ pendant près 4 jours! Et dans le cadre de cette conférence, et toujours en collaboration avec des artistes du milieu, nous avons organisé l’exposition ‘Quand on fait de l’art queer dans une ville minière’ une exposition qui soulignait les expressions artistiques de membres de la communauté lgbtq+ de la région du Grand Sudbury.

Tout ça dans le but de contribuer à créer des espaces où nous comme francophones on peut dialoguer soit entre nous-mêmes ou en lien avec la communauté hétérosexuelle sur les enjeux que vivent les membres de la communauté LGBTQ+ . Et d’avoir des outils produits par nous, chez nous avec notre monde, qui pourraient nous aider à faire ça.


Tu es connue dans la communauté comme étant une activiste pour plusieurs causes importantes. Lesquelles te tiennent le plus à cœur et pourquoi ?

Sans aucun doute, la cause qui me tient le plus à cœur est lutte sur les droits des Premières nations. Pourquoi? Parce que nous aussi les francophones nous sommes signataires des traités. Parce que nous aussi on est un peuple colonisateur. Parce que nous aussi on a joué un rôle dans l’établissement des pensionnats autochtones. Parce que nous aussi on continue à perpétuer des structures gouvernementales et sociales qui sont racistes et colonisatrices.

En 1987 je suis partie travailler comme observatrice des droits de la personne en Amérique centrale. Ce qui m’a le plus frappé entre les deux yeux c’est le racisme et l’impact de la colonisation. En témoignant de ces phénomènes sociaux dans un contexte qui m’était complètement étranger, j’ai pourtant vu des parallèles marquantes avec la situation des autochtones au Canada. C’est depuis que je suis passionnée par cette cause. Le racisme en Amérique centrale et au Mexique, la levée des Zapatistes au Chiapas en 1994 pour revendiquer les droits des Mayas, oubliés par l’Accord du libre-échange de l’Amérique du nord, la crise d’Oka en 1989, les femmes autochtones assassinées et disparues, le mouvement Idle No More, la Commission de la vérité et réconcialiation, le cas de Coulten Boushie et Tina Fontaine et j’en passe….ce sont tous des moments de notre parfois sordide histoire qui m’interpèlent et m’obligent de passer à l’action.

Peux-tu me parler d’un accomplissement dont tu es fière.

Juste un? Lol…je blague….je suis très fière du rôle que joue le Centre de santé communautaire du Grand Sudbury dans la création d’espaces sécuritaires et positifs pour des gens qui connaissent de l’exclusion et de la marginalisation systématique à cause de choix qu’on fait comme société.

Si tu compares Sudbury depuis que tu es arrivée et jusqu’à présent, quel est le changement le plus marquant ?

Quand je suis arrivée à Sudbury en 2001, j’ai été hypnotisée par la vibrante culture alternative qui existait ici à l’époque : dans les arts et la culture, dans le mouvement activiste, dans le mouvement contre la prolifération des armes nucléaires, contre l’apartheid, contre le racisme, le mouvement LGBTQ….et tous ces mouvements avaient des liens profonds d’amitié et de complicité entre eux que je trouvais fascinants. Mais c’étaient quand même des mouvements qui existaient dans la marge de la société. Dans l’underground, jusqu’à un certain point. Je trouvais ça fascinant.

Aujourd’hui ces mêmes mouvements existent et sont très visibles. Ils pleinent leur place sans devenir ‘institutionnels’. Ils continuent à être de beaux complices.

Où aimerais-tu voir des changements dans le futur, tant en politique qu’en culture ou en infrastructure ?

Sur le plan local, j’ai hâte qu’entre francophones on se parle de nos responsabilités comme peuple colonisateur. De nos responsabilités envers le Traité Robinson Huron, et envers la Commission de la vérité et la réconciliation. De nos responsabilités envers les survivants des pensionnats et du Sixties scoop. J’aimerais qu’on puisse en parler ouvertement pour que nous aussi comme peuple on puisse commencer la longue et difficile tâche de reconnaître notre rôle historique dans l’histoire de l’île de la Tortue et comment on contribue à la réconciliation.

Et ce aussi avec les communautés ethnoculturelles qui arrivent ici. Nous avons une responsabilité envers ces peuples dont les terres ont été exploitées par nos gouvernements pour notre confort et notre aisance économique. Quelle est notre responsabilité envers ces peuples? J’ai hâte qu’on puisse s’en parler et qu’on trouve des réponses à ces questions.

Apart ça, ça m’enrage le racisme qui existe aussi envers les latinos et les noirs aux États-Unis et la montée du fascisme la bas et maintenant ici en Ontario. Ces quatres prochaines années seront trrrrès longues….et puis, bin veut veut pas, il va falloir se faire à l’idée que nous sommes en plein changements climatiques et qu’on commence enfin à trouver de vraies solutions à ce complexe problème. Si on pensait aux futures générations pour une fois et non pas à notre propre confort, me semble que ça pourrait faire une différence.

Apart ça….bin j’aimerais bien voir plus de festivals, de musique du monde, de poésie, de librairies françaises, de murales. J’ai très très hâte à l’ouverture de la Place des arts. On en a jamais trop de ces belles choses-là surtout quand le monde est si bouleversé.

Profil communautaire : Chloé Thériault

0

Tu as déjà connu beaucoup de succès à un très jeune âge, peux-tu nous parler des moments forts dans ta vie et ta carrière artistique ?

Le succès que je rencontre très tôt dans ma vie tire du besoin d’en faire plus. Au secondaire, j’avais besoin d’un plus grand défi que la troupe de théâtre parascolaire alors j’ai écrit mon premier show solo (L’Innocente). De là est venu une commande d’en écrire un deuxième (Le Sac D’école) qui a eu beaucoup de succès.

Ayant grandi dans le Sud de l’Ontario, as-tu rencontré des défis ou des obstacles dans ta pratique du théâtre et de l’humour en français ?

C’est sûr qu’à Alliston et à Barrie c’était moins évident de pratiquer le théâtre et l’humour francophone au niveau communautaire. Au niveau scolaire et parascolaire c’était très pratique avec une troupe de théâtre et une équipe d’improvisation que pas toutes les écoles secondaire en Ontario ont. De plus, vu qu’à mon école il n’y avait pas tant de gens qui s’intéressait aux arts de la performance, j’avais l’avantage d’être ‘big fish in a small pond’ et de là sont venues des opportunités que j’ai moi-même créées.

Quelle place occupe la francophonie dans tes œuvres et ta pratique ?

Je veux d’abord et avant tout travailler en français dans le domaine des arts. C’est sûr qu’en Ontario c’est moins évident et que parfois je me retrouve dans des projets anglophones, ce qui n’est pas la fin du monde mais mon but principal c’est de travailler majoritairement en français. J’vais le dire: le français, j’y tiens à coeur. Si je parle trop longtemps en anglais, j’ai la sensation de perdre une partie de mon identité, alors j’en suis consciente et je prends le risque et l’avantage de garder ma langue maternelle dans ma pratique.

Peux-tu nous parler de ton expérience lorsque tu as ouvert pour Katherine Levac ?

Je pourrais t’en parler pour 10 pages mais je vais être brève. J’ai travaillé d’arrache-pied pour livrer un bon numéro solide et d’après les commentaires des spectateurs et de Katherine Levac elle-même, je crois que ça c’est super bien passé. Rencontrer ton idole c’est une chose, mais faire l’une de ses premières parties en est toute une autre. On a mangé un souper et jaser de toutes sortes d’affaires et elle m’a beaucoup encouragé. Je suis tellement, mais tellement chanceuse d’avoir vécu un moment comme ça. J’en reviens toujours pas.

Tu as déjà mentionné que Katherine Levac est l’une de tes inspirations, est-ce qu’il y a d’autres personnes qui t’influencent ?

Oui, et la liste est bien longue alors j’en nomme juste quelques-un!  Fred Pellerin, Miriam Cusson, Lise Dion, Marc Labrèche, Debbie Collins, Carol Burnette, France Huot et Martin Petit.

Tu fais partie du projet Manifeste, la première création de la Place des Arts. Peux-tu nous en parler un peu ?

Oui! J’ai fait partie des 5 auteurs en résidence pour le volet Contes Urbain du projet Manifeste de la Place des Arts. Quelle chance en or! J’ai passé une semaine en résidence pour écrire un conte urbain (qui se passe à Sudbury). C’est une expérience que je vais garder à coeur pour bien du temps car c’est ma première résidence artistique et j’ai tellement appris pendant la semaine.

Où te vois-tu dans quelques années ?

Je me vois ici à Sudbury mais avec des projets de partout. Je me vois en train d’oeuvrer en théâtre et en humour francophone. Je me vois heureuse avec bien du pain sur la planche…et sur la table de cuisine!

Quel conseil donnerais-tu à des jeunes qui aimeraient se lancer dans les arts ?

FONCE. Avance avec force et confiance mais surtout avec le désir d’apprendre et la curiosité. 🙂

Résultats des élections municipales 2018

0

Le 22 et 23 octobre 2018, les citoyens de Sudbury ont voté pour de nouveaux représentants pour la ville. En tout, il y avait onze candidats pour la mairie et de multiples candidats pour conseillers, et seulement une personne a pu gagner pour chaque position. Plus de 52 088 personnes, ou environ quarante-cinq pour cent de la population, se sont présentés pour voter cette année, un niveau de participation relativement bas pour notre ville. En comparaison, lors de élections de 2014, environ cinquante pour cent de la population a voté. Plusieurs croient que cette baisse en participation as été causée par la décision de faire les élections à travers d’un vote uniquement électronique. Mais finalement, après une semaine de votes préliminaires et deux jours d’anticipation, c’était Brian Bigger qui a convaincu les citoyens de notre ville de lui faire confiance. Monsieur Bigger a été suivi par Patricia Mills et Cody Cacciotti, qui ensemble ont amassé plus de cinquante pour cent des votes. Voici les résultats officiels des élections:

  • Maire: Brian Bigger
  • Conseiller pour zone 1: Mark Signoretti
  • Conseiller pour zone 2: Michael Vagnini
  • Conseiller pour zone 3: Gerry Montpellier
  • Conseiller pour zone 4: Geoff McCausland
  • Conseiller pour zone 5: Robert Kirwan
  • Conseiller pour zone 6: Rene Lapierre
  • Conseiller pour zone 7: Mike Jakubo
  • Conseiller pour zone 8: Al Sizer
  • Conseiller pour zone 9: Deb McIntosh
  • Conseiller pour zone 10: Fern Cormier
  • Conseiller pour zone 12: Bill Leduc

La route vers la journée d’élection était longue, mais les candidats se sont très bien représentés. Les candidats pour la mairie se sont présentés à un total de sept débats et sessions d’information, la dernière d’entre elles était le 3 octobre. Lors de ces débats, ils ont discutés d’une variété de sujets, tels que le transport en commun, le futur de l’économie locale, le projet du centre de divertissement du Kingsway, la crise de drogues et la santé de l’environnement à Sudbury. Ces débats, ainsi qu’autres événements publics, ont assuré que les candidats puissent se présenter à la communauté. En plus, ils ont permis aux citoyens de poser des questions et d’apprendre à connaître les candidats. Un candidat, Bill Crumplin, qui a fini en septième place dans les élections, a dit qu’il a commencé sa campagne nerveux mais excité, et au cours des derniers trois mois il a eu la chance de travailler fort, rencontrer la communauté et vivre une expérience incroyable. Maintenant que les élections sont finies, il dit qu’il est heureux de prendre un peu de temps pour lui-même et retourner à sa vie académique. Ce qui est un sentiment que tous les citoyens peuvent comprendre après le délai d’élection causé par le vote électronique!

La journée de la durabilité

0

Le mercredi 24 octobre, l’Association générale des étudiantes et Étudiants (AGEE) de l’Université Laurentienne a organisé une présentation afin de célébrer la journée internationale de la durabilité. Les membres du panneau étaient des professionnels qui guident des recherches et changements environnementales positifs sur campus et dans la communauté. Ceux-ci incluent Dr. William Crumplin, professeur dans l’école de l’Environnement, Mme Kati McCartney, gestionnaire de l’énergie et la durabilité et Adam Kirkwood, étudiant en maîtrise en environnement. Ces individus ont été choisis afin de discuter d’une variété d’enjeux environnementaux de diverses perspectives.

Avant de débuter la présentation, Kathryn Kettle, Vice-présidente de l’association a fait une déclaration de reconnaissance des territoires traditionnels ainsi qu’une prononciation de pronoms. Ensuite, elle a expliqué le déroulement de la journée. L’AGEE a préparé des questions pour les présentateurs mais le public avait la chance d’écrire des questions et les soumettre au cours de la présentation. Les questions préparées incluaient, entre autres, comment les invités ont débuté leur carrière en environnement, quels sont les enjeux les plus pressants et quelles actions est-ce que notre campus peut prendre afin d’améliorer notre impact environnemental. Mais peut-être encore plus intéressant étaient les questions du public. Celles-ci incluaient : quelles sont des actions que les étudiants peuvent faire afin d’améliorer leur impact environnemental personnel et est-ce que l’université a fait des efforts pour éliminer sa dépendance financière sur des compagnies d’énergies fossiles? Les experts ont bien répondu aux questions posées. En tout, les aspects principaux discutés étaient l’importance de discuter et d’éduquer la société sur les enjeux environnementaux afin de résoudre ces problèmes. Les professionnels ont mis de l’emphase sur l’importance de chaque petite action que nous faisons, tels que minimiser notre utilisation de plastique à simples usages et supporter des compagnies et produits qui ne nuisent pas à l’environnement.

Malheureusement, l’aspect le plus discuté après cette présentation n’est pas les leçons environnementales discutées lors de celle-ci mais plutôt des problèmes d’appropriation culturelle associée au menu spécial servi. En effet, l’événement était au pub de la Laurentienne et avait un menu servant des items tels que le Bannak, le chili aux viandes d’orignal et des « indian tacos ». Ceci pose un problème moral pour plusieurs étudiants, qui discutent du fait que ceci n’a pas de lien avec le sujet de la journée et l’AGEE n’en a pas discuté avec les membres de la communauté autochtone sur campus. Alors, au lieu de discuter des initiatives et du progrès environnemental de l’université, la discussion s’est tournée vers un autre cas d’appropriation culturelle sur notre campus.

Le débat des pailles en plastique

0

Depuis quelques mois déjà, les pailles en plastique commencent à être bannies et refusées à travers le pays. Le mouvement s’est répandu et a gagné de la popularité en un extrêmement court laps de temps.

Le plastique en général est désastreux pour l’environnement, tant par sa production que par son caractère non recyclable. Notre production de plastique ne fait qu’augmenter, et notre environnement est envahi par celui-ci. Le plastique est réellement l’un des pires matériaux pour l’environnement, mais puisqu’il est relativement solide et peu coûteux, il est souvent le premier choix des grandes compagnies.

Récemment, la lutte contre le plastique se concentre particulièrement sur les pailles non-réutilisables. Aux États-Unis, on estime qu’on utilise au-delà de 500 millions de pailles par jour. Celles-ci sont utilisées une seule fois et sont jetées à la poubelle. Elles se retrouvent par la suite dans l’océan, où leur impact est énorme puisqu’elles ne se décomposent jamais complètement. Elles dérangent cet écosystème, qui est l’habitat naturel d’une multitude d’espèces.

Pourtant, on ne vient pas juste de découvrir les effets négatifs du plastique et des pailles. Plusieurs se demandent d’où vient cet intérêt soudain pour cette cause et non pour une autre. Il est certain que les médias sociaux ont joué un grand rôle dans ce mouvement. Des photos et des histoires qui touchaient les gens circulent depuis quelques mois, telle que la photo de la tortue qui avait une paille en plastique prise dans son nez. Le mouvement a touché de grandes compagnies telles que Starbucks, qui ont déjà promis de bannir leurs pailles.

Bien que le mouvement anti-pailles ait eu d’immenses effets positifs, certains contestent leur abolition complète. En effet, des personnes avec certaines conditions physiques nécessitent des pailles pour être en mesure de boire tout liquide. La meilleure solution serait donc de produire des pailles recyclables ou réutilisables au lieu d’abolir toutes les pailles.

Sudbury : dernier arrêt de la criée du Manifeste franco-ontarien

0
Une image contenant personne, intérieur, debout, homme

Description générée automatiquement

Debout ! Nous sommes, nous serons ! La communauté de Sudbury a crié haut et fort lors de la criée du Manifeste franco-ontarien au Collège Boréal le 30 mars. C’était le dernier arrêt d’une tournée provinciale de 7 municipalités ontariennes, y compris Toronto, Hawkesbury, Ottawa, Hamilton, Barrie et North Bay. Cet événement est le prochain chapitre du projet de la « résistance » franco-ontarienne créée pour dénoncer les coupes en francophonie par le gouvernement Ford, c’est-à-dire du Commissariat aux services en français et de l’Université de l’Ontario français en novembre dernier. Selon Johanne Gervais, présidente de l’ACFO du Grand Sudbury, « c’est vraiment important d’accueillir cette activité parce qu’elle nous permet de faire valoir nos préoccupations à l’endroit des coupes du gouvernement provincial ».

Après les trois coups de la cloche, le crieur Daniel Richer dit La Flèche a crié haut et fort le Manifeste franco-ontarien. Il était accompagné de Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), et de représentants de la communauté francophone de Sudbury. Le Manifeste bilingue interpelle directement M. Ford : « Nous avons été abandonnés » y est-il écrit.

Depuis toujours, les francophones de l’Ontario militent, résistent et revendiquent leurs droits. Entre le Règlement 17, la crise scolaire de Penetanguishene et celle de Sturgeon Falls, l’hôpital Monfort et la toute récente crise politico-linguistique en novembre dernier, c’est dans notre sang de se dresser et de se récrier contre les injustices que l’on vit. « Détrompez-vous ! En Ontario français, il n’y a qu’une histoire, il n’y a qu’une légende, il n’y a qu’une vérité, et elle a pour nom : ‘résistance’ » sont les paroles qui closent le Manifeste. Vive la résistance !

La vidéo de la criée du Manifeste franco-ontarien de Sudbury ainsi que celles des autres arrêts de la tournée sont disponibles sur la page Facebook de l’AFO.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO)

L’AFO a vu le jour en 1910 pour lutter contre le Règlement 17 qui interdisait l’enseignement en français en Ontario. De nos jours, à titre de voix politique de la francophonie, l’AFO continue de lutter pour les droits des 744 000 Franco-ontariens et Franco-ontariennes. Plus précisément, cet organisme s’engage dans 7 dossiers, à savoir celui de la santé, de l’éducation, de l’employabilité, des communications, de l’immigration, des droits linguistiques et des arts et la culture. Pour plus d’information, visitez le www.monassemblee.ca.

FOLLOW US

0PartisansJ'aime
65,846AbonnésSuivre
13,520AbonnésS'abonner

RECENT POSTS