Près de 5 millions de personnes, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, se sont réunis le 21 janvier aux quatre coins du monde en solidarité avec la marche de Washington. Les participants de la marche des femmes ont protesté pour réitérer l’importance de leurs droits et leurs valeurs, suite à l’inauguration du nouveau président américain.

Parmi les plus grandes manifestations dans l’histoire des États-Unis, la marche des femmes est soupçonnée d’avoir attiré plus de participants à Washington que l’inauguration de Donald Trump qui se déroulait la veille. Des gens se sont rassemblés dans des villes à travers le monde, dont 30 au Canada. Une participante à la marche d’Ottawa, Anicette McIntyre, témoigne : « En marchant, j’ai ressenti une grande fierté de mon entourage. Ces types d’initiatives sont essentiels pour pouvoir progresser comme société. De plus, nous sommes énormément privilégiés d’être dans une position où on peut, dans un sens, donner une voix aux autres. »

Malgré son nom, la marche était destinée à tous et plusieurs protestaient d’autres causes importantes. Les organisateurs de l’événement se sont assurés qu’il était clair qu’il ne s’agissait pas seulement d’une manifestation pour les enjeux économiques ou sociaux auxquels les femmes caucasiennes et hétérosexuelles font face, mais aussi une manière de soulever des problèmes et des situations spécifiques. Plusieurs minorités visibles ou sociales, telles que des membres de certains Peuples autochtones et la communauté LGBTQIA+, étaient représentées en grand nombre.

Bien qu’il soit important de souligner les aspects positifs de la marche des femmes, il faut également être conscient des critiques qui en sont émergées. Bien que les organisateurs aient promu un événement inclusif de tous, certaines minorités ont reporté de mauvaises expériences. Les milliers d’affiches faisant allusion au système reproductif féminin et mentionnant que celui-ci constitue la base du féminisme et de la féminité ont été critiquées pour leur caractère transphobique. De plus, des femmes autochtones ont reporté plusieurs incidents de discrimination lors de la marche. Le féminisme signifie l’égalité des sexes, et cela inclut toutes les ethnies, orientations sexuelles, identités sexuelles, situation économique et plus encore. Le lien entre le féminisme et les autres mouvements des droits de la personne est présent et doit être reconnu. Dans un événement où l’amour est mis en valeur, certains ont déploré le fait que certains participants portaient jugement sur autrui.

La marche des femmes était la première manifestation pour plusieurs, et il est à souhaiter qu’ils ne s’arrêtent pas et qu’ils ne se limitent pas à cette cause. Beaucoup de progrès a été fait, mais il en reste beaucoup à faire, comme les événements politiques à travers le monde le prouvent constamment.

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