Le jeudi 19 janvier, le public a été invité pour célébrer l’ouverture officielle de l’école d’architecture McEwen de l’Université Laurentienne. Dès le début de la soirée jusqu’aux petites heures du matin, les gens ont exploré chaque racoin de la nouvelle école, y découvrant plusieurs installations d’arts intrigantes, des performances musicales et les projets des futurs architectes. Il est clair que même si l’architecture est un domaine mathématique, c’est une carrière innovatrice qui attire aussi des artistes de toutes les sortes. L’école déborde de musiciens, de sculpteurs et de cinéastes, pour donner quelques exemples. En plus de l’aspect artistique, les organisateurs de l’évènement ont offert au public des plats de fromages, des hors-d’œuvre, de la tire d’érable ainsi qu’une grande sélection de la bière artisanale sudburoise, de la brasserie Stack. La parfaite combinaison de toute ces choses ont fait de l’ouverture officielle une soirée magnifique.

À 19h, la soirée a débuté avec un cercle de tambours autochtone et une performance musicale des Black Bull Moose Singers. Une foule d’au moins cinquante spectateurs étaient réunis dans le Susan and Perry Dellelce Atrium pour se remplir les oreilles de ces merveilleux rythmes. Par la suite, il y a eu la présentation officielle offerte par le directeur de l’école, Terrence Galvin et une présentation du comité de la Nuit Blanche. Une fois les présentations terminées, la première ronde de nourriture est sortie et le vrai plaisir commence!

Durant l’événement, le public a pu se promener librement dans les couloirs pour découvrir les installations artistiques préparées par les étudiants de l’école d’architecture. « C’est l’Association Étudiante de l’école d’Architecture de la Laurentienne (AÉAL) qui a organisé la Nuit Blanche. On a demandé aux étudiants de créer des œuvres pour l’évènement. Les différents groupes d’étudiants ont alors créé des œuvres qui étaient basées sur les connaissances acquises lors de leurs cours dans le programme d’architecture », souligne Benoit Lachapelle, le représentant des étudiants francophones de l’AÉAL. Benoit est un étudiant à l’école d’architecture et lors de la soirée il était un des bénévoles qui faisait les tournées pour le public. Il guide les visiteurs à travers le deuxième et troisième étage où se trouvent les studios de travail des étudiants. Ici, les visiteurs trouvent des installations éblouissantes! Le public s’est amusé avec les installations interactives telles que les géants masques d’animaux qui s’illuminent au rythme de chansons transmises par des petits appareils mystérieux et par des araignées mécaniques suspendues du plafond.

L’art visuel et la sculpture ne sont pas les seuls trésors cachés dans les couloirs de l’école. L’histoire du cinéma prend aussi sa place dans le domaine de l’architecture. Le professeur de musique de l’Université Laurentienne, le « musicologue », Robert Hall l’a démontré au public d’une manière magique. À 22 h, le public s’est dirigé dans l’amphithéâtre pour observer trois différents courts-métrages silencieux du cinéaste Buster Keaton, accompagnés de nul autre que le maitre, Dr. Hall lui-même qui a joué la trame sonore en direct.

La musique a été un autre aspect très agréable dans l’ensemble de l’évènement. Le « groove » indubitable du Jacob Starling Jazz Trio, qui inclut deux étudiants du programme de musique de la Laurentienne, Alex Pauzé et Jacob Starling a certainement enchanté une ou deux personnes. Au cours de la soirée, il a y eu des présentations de plusieurs autres musiciens de la communauté. C’est la douce voix du musicien local, Spencer Jose qui a conclut les concerts dans le Crit Pit. Vers 1h, les derniers survivants de la soirée se réjouissent de ses mélodies calmantes, chacun d’entre eux, le sourire aux lèvres.

L’ouverture de l’école d’architecture a beaucoup changé le centre-ville de Sudbury. L’augmentation des étudiants marchant dans ces rues a permis à plusieurs entreprises et restaurants locaux de prospérer. Une autre étudiante dans le programme d’architecture, Sonia Ekiyor-Katimi souligne, « L’école d’architecture ajoute un aspect moderne au centre-ville, tout en respectant l’architecture historique de la ville ». En effet, le centre-ville attire maintenant une plus grande population de jeunes artistes tout en respectant et en appuyant les établissements qui y étaient déjà.

Un autre étudiant du programme, Jordan Feldberg, originaire de Toronto partage : « l’école d’architecture combine très bien l’aspect de design et de construction, ce qui est essentiel dans notre apprentissage. Cela nous permet de comprendre comment tous les morceaux se réunissent pour créer une structure ou un établissement. »

Bref, tout cela pour souligner que l’école d’architecture McEwen est une addition moderne et rafraichissante dans le cœur de notre cratère. C’est une place qui forme de jeunes architectes, certes, mais c’est plus grand que ça. C’est une place pour ceux qui ont envie d’accéder aux plus profonds de leur imagination pour créer. Créer des structures, des œuvres d’art, des canoës traditionnels, des instruments ou bien des maisons. C’est une place où la liberté créative flotte comme des petites lucioles qui illumineront dorénavant la rue Elm et la Nuit Blanche a été une sublime inauguration.

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