C’est la semaine d’orientation pour des milliers d’étudiants de l’Ontario. Cela signifie de les reconduire aux études à la fin de l’été, l’enthousiasme se faire de nouveaux amis et d’avoir de nouvelles expériences, mais aussi l’inquiétude de les laisser aller, une émotion commune tant pour les parents et les étudiants.

Ma fille est parmi ces étudiants, et mon fils est un étudiant qui retourne aux études. Je sais personnellement comment cette période est passionnante et plein de défis.

En tant que ministre de la Condition féminine de l’Ontario, je travaille sans relâche tous les jours pour assurer la sécurité et l’autonomisation des femmes et des filles. Mais je sais que la réalité est que les taux d’agression sexuelle sont cinq fois plus élevés chez les femmes de moins de 35 ans et qu’une femme sur trois subit une agression sexuelle au cours de sa vie. Cela doit s’arrêter. C’est le message qu’autant les jeunes hommes et les jeunes femmes doivent entendre très clairement.

En tant que gouvernement, nous travaillons fort pour faire en sorte que nos étudiants se sentent en sécurité et soutenus dans leurs nouvelles communautés et leurs campus.

Cette année, en vertu de la Loi de 2016 sur le Plan d’action contre la violence et le harcèlement sexuels, tous les campus doivent se doter d’une politique en matière d’agression sexuelle pour la population étudiante en général et pour les survivantes de violence sexuelle. C’est une protection et un soutien additionnel pour nos jeunes gens.

Pour la troisième année consécutive, les messages #QuiAiderezVous et #JamaisAcceptable sont de retour sur les campus et sur les médias sociaux, une partie de notre campagne de sensibilisation publique Ce n’est jamais acceptable : Plan d’action pour mettre un terme à la violence et au harcèlement à caractère sexuel. L’an dernier, nous avons renforcé le message, avec une campagne intitulée #JamaisSansConsentement.

Cette sensibilisation est importante continue de changer le comportement sur le campus et d’enseigner aux personnes à agir lorsqu’ils sont témoins de violence sexuelle et de harcèlement. Ces messages ont été partagés dans le monde entier.

Les universités de toute la province posent des affiches et publient sur les médias sociaux durant la semaine d’orientation. Ils souhaitent que les élèves comprennent ce que c’est vraiment obtenir un consentement. La campagne d’information de cette année est précise : le consentement est un OUI éclairé. Le silence n’est pas un consentement. Le consentement ne peut être présumé ni implicite, et n’existe pas sous la contrainte. Si la personne est incapable de le donner, il n’y a pas consentement. Le consentement fait foi de tout.

En tant que gouvernement et en tant que province, nous contestons la culture du viol, en soutenant les survivantes de violence sexuelle et en habilitant les étudiants à sensibiliser, à éduquer, et à intervenir quand il est sécuritaire de le faire. Nous travaillons fort pour garder les Ontariennes et les Ontariens en sécurité.

De plus, d’autres ressources pédagogiques publiques de haute qualité sont disponibles chez les partenaires actifs contre la violence à l’égard des femmes, par la campagne Draw-the-Line/Traçons-les-limites, qui met en cause les mythes communs à propos de la violence sexuelle et qui permet aux témoins possédant les compétences nécessaires d’intervenir efficacement et en toute sécurité.

Enfin, en tant que parents, nous avons aussi un rôle à jouer. Il est important d’avoir une conversation avec nos fils et nos filles, pour les encourager à réfléchir et à comprendre ce qu’est le consentement, et à réagir quand ils sont témoins de violence sexuelle et de harcèlement. C’est la bonne chose à faire.

Cet automne, lorsque les étudiants se rendent dans les campus de l’Ontario, prenez un moment pour réfléchir à la façon dont nous pouvons tous travailler ensemble pour garder nos jeunes heureux, en sécurité et sur la voie du succès. J’aimerais souhaiter à chaque élève en Ontario une semaine d’orientation amusante et une année couronnée de succès.

L’honorable Indira Naidoo-Harris, ministre de la Condition féminine, Queen’s Park

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