Notre phare s’éteint

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Je ne sais pas par où commencer. Je viens d’apprendre la nouvelle puis j’ai le cœur dans la gorge. J’ai une douleur qui ne cesse pas de me gruger le ventre. Tout ce qui me vient en tête c’est l’image d’une femme chroniquement souriante qui trimbale une maquette en  bois comme si c’était la meilleure affaire au monde. J’espère que je ne la perde jamais cette image-là, mais ce matin elle occupe toutes mes pensées.

Une femme de fer, forte et généreuse, Paulette Gagnon s’est dédiée, cœur et âme, à sa communauté. Il serait impossible d’énumérer toutes les contributions qu’elle a fait, mais il faut dire que la communauté franco-ontarienne ne serait pas la même sans son dévouement.

La douleur et la peine sont fortes en ce moment. Je ne l’ai pas connue longtemps, mais sa passion était contagieuse. Elle voyait le potentiel en tous et voulait que l’on puisse l’atteindre. C’était notre matante, une femme qui venait à notre défense, qui nous rappelait de rester positifs devant la plus grande adversité. Dans un monde incertain, où la culture se trouve dans une situation précaire, elle a été notre phare. Elle nous a rassemblée, elle nous a unis et maintenant le projet le plus ambitieux de notre communauté est sur le point de voir le jour. Tout, grâce à elle.

Source : sudburians.com

Nous allons tous faire notre deuil de différentes façons, mais une chose que nous devrions tous faire c’est travailler encore plus fort. Notre phare s’est éteint, mais pas sans laisser chez chacun et chacune qui la connaissait une partie de son âme, un peu de lumière. Son legs, c’est l’amour. Nous sommes tous responsables de poursuivre le travail dont Paulette était la championne. Rendons notre communauté encore plus vibrante qu’elle ne l’est déjà. Pour une femme qui a tant donné son énergie à sa communauté, ce serait le plus grand des hommages, et la Place des Arts, un lieu de rassemblement, de création et d’amour, sera le plus beau des monuments qui démontrera son amour pour nous et notre amour pour elle.

Aujourd’hui, il y a un cratère dans la communauté dans l’espace qu’occupait Paulette. Nous ne réussirons jamais à remplir ce néant qui semble s’être ouvert au cœur de nous, mais, peu importe, nous devons continuer et foncer de l’avant. C’est ce qu’elle aurait voulu.

Amour, amour, amour.

Merci Paulette. Pour tout.

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