Le 25 septembre. Cette date qui a tant d’importance dans notre communauté franco-ontarienne. Depuis 1975, on utilise cette journée pour se rassembler et célébrer notre culture. Une initiative récente a pour but de promouvoir la littérature francophone en Ontario, et invite toute la province à acheter un livre d’un auteur local le 25 septembre. Cet événement a lieu depuis quelques années au Québec, le 12 août.

La littérature franco-ontarienne est devenue beaucoup moins accessible depuis la fermeture des librairies francophones à Sudbury. Les Éditions Prise de Parole organisent donc un événement à la boutique One Sky au centre-ville de Sudbury, où deux auteurs locaux seront présents pour vous écrire des poèmes individuels avec l’achat d’un livre franco-ontarien. Vous pouvez donc retrouver Antoine Côté-Legault de 11h30 à 13h ainsi que Daniel Aubin de 16h30 à 18h. Une variété de livres seront en vente, grâce à la Librarie du Soleil et la Librairie Mosaïque. Il est également possible de commander des livres des librairies Il était une fois à Oakville, la Librairie Le Nord à Hearst, ainsi que Le coin du livre à Ottawa.

La littérature franco-ontarienne est riche mais n’est souvent pas répandue autant qu’elle le devrait. D’ailleurs, Omer Cantin, libraire à La Librairie Le Nord à Heart, mentionne que « le livre franco-ontarien a très peu d’exposition sur quelque plateforme que ce soit. Donc une activité comme « le 25 septembre, j’achète un livre franco-ontarien » est une façon de montrer que le livre franco-ontarien existe, qu’il est diversifié et qu’il se compare à n’importe quel livre d’ailleurs. C’est une façon de peut-être le découvrir, de l’apprécier et le cas échéant, de vouloir le connaître davantage. Au Québec, la dernière édition de cette campagne a très bien marché, espérons qu’elle connaîtra aussi beaucoup de succès en Ontario et pour ses éditeurs et pour ses librairies. »

Pour les francophiles ou les francophones d’hors de l’Ontario, cet événement est également une bonne opportunité de découvrir les bijoux de la littérature franco-ontarienne. Nathalie Vincke, libraire à Il était une fois à Oakville, est d’origine Belge et note : « je remarque quand même par le biais de notre club de lecture adulte, où nous alternons les éditions canadiennes et européennes, que la culture littéraire est quand même fort différente. Aussi au niveau de la langue (alors que c’est la même), ce n’est pas toujours évident de tout comprendre. Mais comme toute différence, il faut le prendre comme une richesse de rencontrer autre chose. J’apprends beaucoup sur mon pays d’accueil pour le biais de la littérature. »

L’Orignal Déchaîné espère que vous vous prêterez au jeu le 25 septembre et dénicherai une œuvre littéraire franco-ontarienne. Si vous ne savez pas par où commencer, voici quelques favoris de notre équipe :

  • Sudbury, Patrice Desbiens.
  • French Town, Michel Ouellette.
  • À tire d’ailes, Sonia Lamontagne.
  • Néologirouettes, Daniel Aubin.
  • D’éclats de peine, Brigitte Haentjens.

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