Le vendredi 11 janvier, 74 étudiants dévoués de l’université Laurentienne participent dans la simulation annuelle du parlement canadien dans le cœur de l’édifice John. A Macdonald dans la capitale de la nation, Ottawa. Cet évènement organisé par l’association de sciences politiques de l’Université Laurentienne, a donné l’opportunité aux jeunes politiciens de participer aux conversations délicates et d’aborder des problèmes courants qui dominent les manchettes des médias canadiens et mondiaux.

Les étudiants sont d’abord regroupés dans les cinq partis politiques principaux du pays. Par la suite, chaque parti doit créer un projet de loi qui représente leurs valeurs fondamentales. Finalement, les actes législatifs, ainsi qu’un budget fédéral sont présentés et ensuite critiqués par les membres des autres groupes, qui ont tous la chance de dire un mot ou deux. Les discours alimentés par la rhétorique ont défendu les projets de loi bien pensés ainsi que ceux moins raisonnables.

Bien que cette journée ait été remplie de plaisanteries, de jacassements entre étudiants et de chants répétitifs de la phrase légendaire « vive le Québec libre » venant des membres du Bloc québécois, les jeunes ont discuté de problèmes sérieux qui compromettent un bon avenir pour le pays. Certains membres des partis ont utilisé leurs discours pour attirer de l’attention aux injustices comme le traitement des Franco-Ontariens, l’assimilation des peuples de premières nations et le réchauffement de la planète.

« Le fait qu’ils sont voulant d’être engagés leur donne les capacités de faire de la recherche. Juste en apprenant comment critiquer un projet de loi, ou même par osmose en s’approchant de vétérans de l’évènement, ils deviennent engagés dans la sphère politique. Ils sont ici pour apprendre et pour grandir comme individus. Je suis devenu plus passionné grâce à cet évènement et j’espère que d’autres se sentent de la même façon » avoue Dave Nicks , le chef du Bloc québécois et vétéran de cinq ans de la simulation.

Les étudiants ont la chance de comprendre les valeurs politiques des partis, les fondations de la démocratie et encore plus important, le chemin qui doit être parcouru pour éliminer les injustices envers les gens de premières nations. Certains jeunes politiciens ont même reconnu l’importance d’annoncer que la cérémonie se passait sur les terrains de tribus Anishinaabe algonquins.

« Ils abordent des questions importantes, parfois de façons humoristiques. Mais même quand ils voient la question comme humoristique, ils ont réfléchi beaucoup. C’est là où l’intérêt commence. Plus qu’on a des gens qui s’engagent, ça donne espoir pour le futur » explique Dre Gina Comeau, professeure en sciences politiques impliquée dans l’organisation de l’évènement depuis 7 ans.

Lors d’une simulation qui a vu le symbole national canadien changé à l’ananas de l’émission « Téléfrançais » de TVO, plusieurs bonnes idées ont été suggérées pour améliorer le Canada. Il est facile à dire que cet évènement donne de l’espoir à la sphère politique du pays et que l’avenir du Canada est en bonnes mains avec les futurs diplômés de la Laurentienne.

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