Tu as déjà connu beaucoup de succès à un très jeune âge, peux-tu nous parler des moments forts dans ta vie et ta carrière artistique ?

Le succès que je rencontre très tôt dans ma vie tire du besoin d’en faire plus. Au secondaire, j’avais besoin d’un plus grand défi que la troupe de théâtre parascolaire alors j’ai écrit mon premier show solo (L’Innocente). De là est venu une commande d’en écrire un deuxième (Le Sac D’école) qui a eu beaucoup de succès.

Ayant grandi dans le Sud de l’Ontario, as-tu rencontré des défis ou des obstacles dans ta pratique du théâtre et de l’humour en français ?

C’est sûr qu’à Alliston et à Barrie c’était moins évident de pratiquer le théâtre et l’humour francophone au niveau communautaire. Au niveau scolaire et parascolaire c’était très pratique avec une troupe de théâtre et une équipe d’improvisation que pas toutes les écoles secondaire en Ontario ont. De plus, vu qu’à mon école il n’y avait pas tant de gens qui s’intéressait aux arts de la performance, j’avais l’avantage d’être ‘big fish in a small pond’ et de là sont venues des opportunités que j’ai moi-même créées.

Quelle place occupe la francophonie dans tes œuvres et ta pratique ?

Je veux d’abord et avant tout travailler en français dans le domaine des arts. C’est sûr qu’en Ontario c’est moins évident et que parfois je me retrouve dans des projets anglophones, ce qui n’est pas la fin du monde mais mon but principal c’est de travailler majoritairement en français. J’vais le dire: le français, j’y tiens à coeur. Si je parle trop longtemps en anglais, j’ai la sensation de perdre une partie de mon identité, alors j’en suis consciente et je prends le risque et l’avantage de garder ma langue maternelle dans ma pratique.

Peux-tu nous parler de ton expérience lorsque tu as ouvert pour Katherine Levac ?

Je pourrais t’en parler pour 10 pages mais je vais être brève. J’ai travaillé d’arrache-pied pour livrer un bon numéro solide et d’après les commentaires des spectateurs et de Katherine Levac elle-même, je crois que ça c’est super bien passé. Rencontrer ton idole c’est une chose, mais faire l’une de ses premières parties en est toute une autre. On a mangé un souper et jaser de toutes sortes d’affaires et elle m’a beaucoup encouragé. Je suis tellement, mais tellement chanceuse d’avoir vécu un moment comme ça. J’en reviens toujours pas.

Tu as déjà mentionné que Katherine Levac est l’une de tes inspirations, est-ce qu’il y a d’autres personnes qui t’influencent ?

Oui, et la liste est bien longue alors j’en nomme juste quelques-un!  Fred Pellerin, Miriam Cusson, Lise Dion, Marc Labrèche, Debbie Collins, Carol Burnette, France Huot et Martin Petit.

Tu fais partie du projet Manifeste, la première création de la Place des Arts. Peux-tu nous en parler un peu ?

Oui! J’ai fait partie des 5 auteurs en résidence pour le volet Contes Urbain du projet Manifeste de la Place des Arts. Quelle chance en or! J’ai passé une semaine en résidence pour écrire un conte urbain (qui se passe à Sudbury). C’est une expérience que je vais garder à coeur pour bien du temps car c’est ma première résidence artistique et j’ai tellement appris pendant la semaine.

Où te vois-tu dans quelques années ?

Je me vois ici à Sudbury mais avec des projets de partout. Je me vois en train d’oeuvrer en théâtre et en humour francophone. Je me vois heureuse avec bien du pain sur la planche…et sur la table de cuisine!

Quel conseil donnerais-tu à des jeunes qui aimeraient se lancer dans les arts ?

FONCE. Avance avec force et confiance mais surtout avec le désir d’apprendre et la curiosité. 🙂

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