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dim 18 Août 2019
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Accrochez-vous à vos rêves et évitez le décrochage !

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Anonyme

La première année des études postsecondaires est de loin la plus décisive chez l’étudiant; c’est souvent lors de cette période, en mettant les pieds dans une réalité nouvelle, que l’étudiant prend la décision d’abandonner ses études. D’ailleurs, le taux de décrochage chez les étudiants est beaucoup plus élevé lors de la première année que pendant les suivantes. Bien que, selon le COQES (Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur), les cas de décrochage sont inférieurs aux cas d’obtention d’un diplôme postsecondaire, le décrochage est tout de même une réalité à laquelle plusieurs étudiants font face (Finnie, Childs et Qiu, 2012). Ceci considéré, voici quelques conseils qui sauront peut-être vous encourager, en cette nouvelle rentrée scolaire, à poursuivre vos études postsecondaires et à nourrir votre passion académique tout en évitant catégoriquement l’option du décrochage.

La raison dominante pour laquelle les étudiants au niveau postsecondaire choisissent l’option du décrochage est que ces derniers, imaginant que leur programme serait différent pour une raison quelconque, n’aiment pas le programme dans lequel ils étudient. En effet, « [c]ette réponse a été fournie par près de 50 % des étudiants de niveau collégial et par un peu plus de 35 % des étudiants de niveau universitaire. » Si cette situation vous est familière, sachez que la clé est d’étudier dans un programme qui vous passionne, qui vous rend curieux d’en savoir plus et qui vous intéresse. Si cela est le cas dans votre programme, vous allez être sans doute plus porté à poser des questions en classe, à allouer plus de votre temps à comprendre et apprendre de nouveaux concepts et surtout, à donner tout ce qui est en votre pouvoir pour réussir.

Le décrochage peut autant être influencé par des facteurs externes, tels que des problèmes financiers, des conflits familiaux, de l’isolement social, etc., que des facteurs internes, comme l’obtention d’une mauvaise note. Les étudiants qui décident d’abandonner leurs études, suite à l’amas de stress causé par une note médiocre par exemple, pensent alléger le poids imposant sur leurs épaules. En vérité, le décrochage est un choix qui atténuera que temporairement les difficultés rencontrées. Pour plusieurs étudiants, le début des études postsecondaires signifie de changer de ville, voire même de pays, et ainsi laisser famille et amis derrière soi. Sachez qu’il y a plusieurs professionnels disponibles sur le campus pour vous venir en aide, quel que soit le problème auquel vous devez faire face. Informez-vous auprès du corps professoral de votre département ou naviguez sur le site de l’Université Laurentienne, sous l’onglet intitulé services aux étudiants, pour pouvoir profiter de l’aide qui vous est disponible. Ces conseillers vous aideront à effacer certains dilemmes, éclaircir vos horizons, considérer vos options et discuter des problèmes qui vous préoccupent davantage. Vous êtes source de courage et de persévérance; il s’agit simplement de croire en vous.

Pendant vos études postsecondaires, il est important de faire diverses activités pour ne pas toujours avoir le nez plongé dans les études. Pratiquez un sport, passez du temps avec votre famille et vos amis, faites du lèche-vitrine; mais ne perdez jamais des yeux vos buts et la carrière de vos rêves. Cela dit, trouvez un équilibre sain entre études et loisirs; vous allez atteindre vos buts académiques tout en vivant une expérience postsecondaire inoubliable. Parfois, un changement d’activité, dans la vie souvent sédentaire d’un étudiant, gardera son esprit vif et le rendra souvent plus prospère à l’apprentissage.

Bref, en cette nouvelle rentrée, assurez-vous d’être passionné de votre programme, d’étudier avec curiosité, d’aller demander de l’aide en cas de besoin et de profiter de la vie universitaire. Ayez l’esprit ouvert, donnez votre 100% et surtout, ayez confiance en vous; vous êtes plus courageux et persévérant que vous ne le croyez! En espérant que j’ai pu vous encourager par ces quelques mots, je vous souhaite une bonne rentrée !

Source

Finnie, Ross, Childs, Stephen et Qiu, Theresa. (2012). Persévérance aux études postsecondaires : Nouvelles données pour l’Ontario. [En ligne]. http://www.
heqco.ca/fr-ca/Research/ResPub/Pages/Perseverance-aux-etudes-postsecondaires- Nouvelles-donnees-pour-l-Ontario.aspx (Page consultée le 18 août 2016).

 

Six étapes pour conquérir la construction de la Laurentienne

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ARTICLE PAR EDRÉA FECHNER (EFECHNER@LAURENTIENNE.CA)

C’est la rentrée scolaire à l’Université Laurentienne, puis c’est toujours la saison de la construction sur le campus. Les services universitaires ont changé de local encore une fois, les accès aux édifices ont aussi changé, certains lieux sont terminés (yay!) et d’autres sont nouvellement en construction. C’est encore une année remplie de nouveauté à venir pour le campus, mais pour l’instant il faut toujours tolérer la modernisation du campus. Voici quelques étapes qui aideront à rester sain et sauf à travers du processus de construction :

#1 : Grand respire.

Oui, le campus est un peu en désordre à certains lieux grâce à la construction, pourtant, il faut rester positif. Éventuellement, ce sera une oasis académique, un environnement sociable et studieux.

#2 : Arrête et lis les affiches.

Elles sont là puis elles sont visibles — la majorité du temps. L’utilité de ces affiches c’est pour diriger le monde au bon endroit. Il y a des entrées qui sont fermées et d’autres qui ont été créés pour le flow des étudiants, des professeurs et des employés qui va croître avec la rentrée scolaire. Et bien, si tu penses que tu n’es pas certain où aller même en lisant l’affiche, et suivre les autres qui se dirige dans une certaine direction, n’hésite pas de demander à un autre piéton. C’est facile d’être confus par quel trajet prendre.

#3 : Utilise ton intelligence universitaire.

S’il vous plaît! Nous avons déjà établi que le campus est en saison construction, donc, ceci veut dire qu’il a des travailleurs, de la grosse machinerie, des l’équipement et plus d’activité que la norme. Pour la durée de l’année, il va falloir faire attention lorsqu’on marche autour. Regarder les deux côtés de la rue avant de croiser, ce n’est pas tous les véhicules qui peuvent arrêter soudainement pour que tu puisses croiser en sécurité.

#4 : Patience, patience, patience.

C’est le chaos à certains endroits principaux du campus, donc, quoi autre dire que : « pratiquer la patience ». C’est une vertu qu’on doit tous développer. Eh bien oui, c’est une bonne idée de prendre sa tasse de café ou de thé le matin, surtout si c’est cela qui va aider à rester calme, zen et patient.

#5 : Continuer votre routine.

Même avec nos lieux préférés qui sont sous construction, il faut continuer à étudier, rencontrer nos amis, etc. Trouvez-vous un nouveau lieu favori — le campus est gros, il y a beaucoup de place pour tout le monde! Puis, pour ceux qui reste en résidence, je vous suggère de placer vos bouches oreilles proches de vos lits, car c’est très possible que vous aller vous lever au bruit des perceuses et des marteaux.

#6 : Partager ces astuces avec vos collègues.

Avec tout ça, n’oubliez pas d’être respectueux. Les passages ne sont pas toujours les plus larges donc il faut partager l’espace avec ceux qui viennent du sens opposé. S’il vous semble qu’il n’y a pas assez de place, laissez les autres passées en premier. Considère-le comme votre geste de gentillesse de la journée. Bonne saison de construction à tous!

 

Cinéfest 2016 : Films à voir

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ARTICLE PAR ASTRID FOURNIER

C’est encore le temps d’année où Sudbury se transforme pour devenir le Hollywood du Nord. Entourées d’amateurs de film, ainsi que les personnes qui les produisent, des vedettes convergeront sur la ville du 17 au 25 septembre pour déguster une large gamme de films de toutes les sortes : de la comédie du genre « stoner » au thriller-romance nordique.

Tout dit, c’est impossible de voir tous les films du festival. Mais lesquels voir? J’ai visionné une trentaine de bandes-annonces pour vous sauver le trouble. Voici mes choix pour les films à voir au festival cette année.

COMPLETE UNKOWN (21.09.16 — 21 h 30)

Ce drame nous apporte dans la vie d’une femme qui réapparait dans la vie de Tom, sous une nouvelle identité. Avec Kathy Bates et Danny Glover dans des rôles secondaires, ce film explorera la vie d’Alice, une femme qui change souvent d’identités.

TOWER (18.09.16 — 3 h 30)

Un documentaire sur la fusillade du tour d’horloge de Texas, ce film révolutionnaire remplit les trous maquant avec un style d’animation excitante et unique.

En mélangeant le film et l’animation, Tower a pu vous donner un regard sur l’évènement qu’on n’a jamais vu. Ce film a déjà mérité plusieurs prix, y inclut le prix du grand jury de SXSW, prix du jury spécial du festival Montclair et meilleur documentaire du festival Hill Country.

UNLOCKING THE CAGE (19.09.16 — 11 h 30)

À quel point une espèce se fait-elle considérer assez intelligent pour ne plus être un animal? C’est cette question que ce documentaire explore, en suivant des cas légaux dans l’état New York, où Steven Wise essaye de prouver que les chimpanzés ne sont pas que des simples animaux. Recommandé par Jon Stewart, ce film, acclamé par les critiques, vous ferez penser aux grandes questions qui nous entourent.

LES MAUVAISES HERBES (24.09.16 — 16 h 30)

Les Mauvaise Herbes 3

Ce n’est plus juste aux Américains de faire des comédies « stoner ». Dans ce film québécois, un comédien en dette, un vieux fermier et une lesbienne kidnappée se bandent ensemble pour pousser du pot. Réalisé par Louis Bélanger et mettant en vedette Gilles Renaud et Alexis Martin, ce film se prépare pour se démarquer comme un des meilleurs films francophones du festival.

TWO LOVERS AND A BEAR (24.09.16 — 21 h 30)

Quand des amoureux se trouvent dans le milieu de nulle part, ce semble comme le paradis. Avec de la cinématographie éblouissante, ce film vous apportera dans un village idyllique du nord. Filmé partiellement à Timmins (une ville que je n’aurais jamais décrite comme « village idyllique » auparavant), ce film dévolu très vite d’une romance à un thriller chaotique, prouvant l’expertise du réalisateur, qui a pu ressortir à la fois les caractéristiques paisibles et la beauté du paysage, ainsi que ses aspects terrifiants et isolants.

DENIAL (20.09.16 — 19 h — Gala)

L’histoire d’un cas juridique qui avait capturé l’attention du monde, Denial est une dramatisation du cas de Irving v Penguin Books. Grâce au système juridique anglais, Deborah Lipstadt, doit prouver que l’holocauste à véritablement existé lorsqu’elle accuse Irving de nier la vérité. Ce qui suit est un des cas juridiques les plus intéressants de l’histoire. Mettant en vedette Rachel Weisz, Timothy Spall et Andrew Scott, ce n’est pas un film à manquer.

CHOCOLAT (19.09.16 — 19 h — Gala)

Chocolat 1

Si j’avais qu’à choisir un film à voir à Cinéfest, ce serait Chocolat. À la fois un film historique, humoristique et biographique; l’histoire de Foottit et Chocolat, un des plus fameux duos de clowns, est plus que rien d’autre, un film d’amitié. Omar Sy et Jammes Thierrée, les vedettes, semblent avoir une expertise non seulement comme comédiens, mais aussi en arts de cirque et le clown. La fusion du sérieux et de l’humour loufoque semble se contrebalancer parfaitement, allant de l’un à l’autre naturellement.

NOP-e : Un parti sans mouvement

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ARTICLE PAR ALEX TÉTREAULT (ATETREAULT@LAURENTIENNE.CA)

Bien que ce ne soit pas la première fois que l’on voit un parti politique du genre dans le nord de l’Ontario, le Northern Ontario Party (NOP) fût enregistré comme parti officiel auprès d’Élections Ontario à la fin juillet dernier. Est-ce qu’on voit une certaine renaissance d’un mouvement indépendantiste, ou est-ce que c’est tout simplement le même mouvement fringe qui change d’identité?

La première fois que l’on a parlé de sécessionnisme nord-ontarien fût à la tournée du XVIIIe siècle, alors que certaines provinces de l’Ouest prirent forme. Les fondateurs du mouvement cherchaient à assurer une plus grande autonomie pour la région. Évidemment, leur quête ne porta pas fruit, étant donné que l’Ontario en son ensemble existe toujours, mais les idées qu’ils ont introduit dans le discours et la culture politiques nord-ontariens persistent toujours.

Il existe de nombreuses situations dont on pourrait juger d’injustes dans la relation entre le nord et le sud de la province, telles l’exploitation des ressources naturelles, la situation déplorable du transport intraprovincial, les prix d’essence et des aliments et la disjonction totale du nord avec le sud en termes de démographie, valeurs politiques, industries et finances. Le sentiment de dédain qu’éprouvent plusieurs nord-ontariens envers le sud est certainement mérité, puisqu’il devrait être clair à ce point-ci que Queen’s Park, en règle générale, se fout en peu de tout ce qu’il y a au nord de Barrie (surtout si un intrus du nord cherche à s’installer dans le sud, voir campus de l’UL à Barrie). Mais quelle serait la meilleure façon d’adresser et faire du progrès sur ces dossiers problématiques?

 

De loin, il serait beaucoup plus facile, réaliste et efficace de tenter d’effectuer un certain changement de l’interne, en passant par la structure gouvernementale existante. C’est vrai, les gens du nord sont peu nombreux en contraste avec le restant de la province, mais c’est en passant par cette voie que nous avons au moins l’opportunité de se faire entendre. Également, tenter de rallier une majorité des plus de 800 000 habitants d’un territoire aussi vaste que le nord de l’Ontario est un défi herculéen, sans oublier qu’on aurait également à organiser un référendum.

En revenant au parti qui veut incarner ce sentiment d’insatisfaction, cette entité soi-disant porte-parole pour le peuple du nord possède une plateforme qui ne fait aucune mention des francophones de la région, malgré qu’ils cherchent au moins à assurer plus de gouvernance pour les peuples autochtones, et la version française de leur site web est tellement mal traduite qu’il aurait été moins insultant de ne pas tenter d’entreprendre la traduction. Son conseil d’administration liste encore plusieurs vacances et il ne semble pas avoir de comités locaux en ce moment. Sans que le parti s’organise et commence à se trouver des partisans, il ne peut pas espérer se faire élire comme représentant dans les onze circonscriptions du nord.

Il est vrai que pour l’instant la sécession ne semble pas être une idée valide pour la majorité des nord-ontariens, mais si le gouvernement provincial ne commence pas à tenter de rectifier les inégalités et les tensions qui existent à l’intérieur de la province, le mouvement politique et social pour l’indépendance pourrait gagner de l’ampleur et devenir une option beaucoup plus séduisante pour plus de gens. Il serait donc imprudent de dire que ça ne pourrait jamais arriver.

Si le gouvernement ne fait pas attention et ne démontre pas des efforts concrets de rectifier la situation, il se pourrait bien que dans le futur proche le Nigel Farage nord-ontarien se dirige vers Toronto à la tête d’une caravane de pickups camos, armé de sa canne à pêche et de son double-double, déclarant l’indépendance du nord de l’Ontario.

 

50e anniversaire de la Résidence Lucien Matte

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PAR BIENVENU SENGA (BX_SENGA@LAURENTIENNE.CA)

Des anciens se souviennent

La résidence étudiante affiliée à l’Université de Sudbury fêtera cette année son 50e anniversaire. L’équipe de L’Orignal déchaîné s’est entretenue avec quelques ancien.ne.s résident.e.s pour recueillir leurs souvenirs de leur séjour en résidence, une expérience qu’ils/elles ont tou.te.s qualifiée d’inoubliable et d’enrichissante.

David Lamothe: résident de 1981 à 1984

Pour l’actuel entrepeneur résidant à North Bay, les trois années passées à Lucien Matte ont été « les plus belles de [sa] vie ». La résidence permettait aux étudiants de créer facilement de nouveaux liens d’amitié, selon M. Lamothe. « On y acquérait un sens profond de la communauté et on s’y sentait comme chez nous », indique-t-il. C’est d’ailleurs durant son séjour à Lucien Matte que M. Lamothe a rencontré Mary Anne, également ancienne résidente de Lucien Matte avec qui il est marié depuis environ 31 ans.

  1. Lamothe affirme aussi avoir appris le respect et l’appréciation de la diversité à cette époque. « Il y avait des personnes de plusieurs origines et de diverses religions et la cohabitation nous a tous appris à nous respecter les uns les autres en dépit de nos différences. C’est une des grandes leçons que j’ai apprises en résidence », explique-t-il.

L’ancien locataire de la résidence Lucien Matte se dit également heureux d’avoir pu passer le flambeau à sa fille, Emily, qui habite actuellement à la même résidence depuis deux ans. « Même si l’atmosphère de la résidence semble avoir changé depuis l’époque où nous y vivions, cela ramène beaucoup de souvenirs à chaque fois que nous la déposons là ou que nous venons lui rendre visite. C’est agréable de savoir qu’elle vit une expérience presque similaire à la nôtre », dit M. Lamothe.

Sally Lavergne: résidente de 1982 à 1986

En venant à la Laurentienne pour entamer des études en service social, Mme Lavergne a élu domicile à la résidence Lucien Matte. Comme elle l’explique, son choix a été motivé par « la promotion du bilinguisme au sein de la résidence, la taille des chambres, et le fait que la résidence soit à vocation catholique ». La travailleuse sociale en formation à l’époque a été, pendant une année, responsable de la section où elle résidait, une expérience qu’elle chérit toujours aujourd’hui. « Dans mon rôle, je me retrouvais souvent dans des situations de counselling avec mes ami.e.s et autres étudiants. Lors de la formation pour les Dons (responsables de sections), on devait pratiquer des scénarios de situation souvent présentées par les étudiants. Maureen, ma partenaire, m’a dit qu’elle était très impressionnée par mes conseils et que je serais une superbe travailleuse sociale. Je suis maintenant travailleuse sociale depuis 30 ans, fière maman de trois enfants jeunes adultes et ces mots résonnent toujours en moi. Je crois sincèrement que mes quatre années à la résidence ont contribué à forger la personne que je suis maintenant », nous a-t-elle confié.

Gabrielle Lemieux: résidente de 2003 à 2007

« Pour moi, vivre en résidence, c’était arriver dans un environnement un peu plus sécurisant qui facilite la transition au début. C’était un lieu où l’on pouvait se retrouver avec des jeunes de notre âge avec qui on vivait la même chose », se rappelle l’actuelle enseignante et ancienne présidente de l’Association des Étudiant.e.s francophones (AEF) de l’Université Laurentienne. « J’ai aussi appris à m’occuper de moi-même. C’est à ce moment de ma vie que j’ai réalisé que bien que je puisse paraitre extravertie à prime abord, j’ai aussi besoin de temps pour moi-même, pour me ressourcer. Je trouve qu’il est important à cet âge-là, d’apprendre à se connaître et à découvrir ses limites », ajoute-t-elle.

Reconnaissante de l’influence positive de son séjour à Lucien Matte sur son évolution personnelle, Mme Lemieux offre régulièrement des ateliers de formation en leadership aux responsables de section de la résidence.   

André Smith: résident de 2009 à 2016

Smith vient de conclure un séjour de sept ans à la résidence. Depuis 2013, il occupait les fonctions de responsable de la vie étudiante, veillant ainsi à la cohésion de près de 180 étudiants. Pour lui, « la résidence, c’est comme un cercle élargi d’amis où il y a toujours quelqu’un avec qui l’on peut s’amuser et en qui l’on peut se confier ». Il retient, autant de son expérience personnelle que de son rôle de leader, « qu’il ne faut jamais se renfermer sur soi-même peu importe le degré de complexité de la situation que l’on vit, qu’il faut toujours rester vigilant, qu’il faut respecter autrui et qu’il ne faut pas avoir peur de faire de nouvelles rencontres et d’apprendre les uns des autres lorsqu’on vit en communauté ».   

Père Ronald Perron, s.j.: directeur de la résidence de 1979 à 2002

Le prêtre jésuite, qui s’est occupé de la résidence pendant 23 ans, dit avoir été impressionné par la croissance personnelle dont faisaient preuve les étudiants au cours de leur séjour. « Il nous venait souvent des étudiants de première ou deuxième année qui apprennaient tout juste à explorer leur liberté nouvellement acquise. Pour nous, il s’agissait de cheminer avec eux, d’être là dans les bons moments mais aussi et surtout lorsqu’il se heurtaient à de gros obstacles. C’était toujours encourageant de les voir arriver à se prendre en main », explique-t-il.

Anecdotes

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Les personnes avec qui nous nous sommes entretenus nous ont fait part des anecdotes qui ont agrémenté leur séjour en résidence, de la célébration des demi-anniversaires pour ceux dont les anniversaires tombaient en pleines vacances d’été aux farces minutieusement élaborées. On s’en doutait…la vie en résidence n’aurait pas pu être aussi monotone que leurs propos initiaux le laissaient croire.

« Je me souviens d’un journée où le contenu de ma chambre au 3e Bleu avait été entièrement déménagé dans la salle de toilette au 2e Brun. À la grande surprise des gars du 2e Brun, j’ai passé la nuit dans la salle de toilette », nous a confié une ancienne résidente.

« Je ne verrouillais jamais ma porte puisque j’étais responsable de plusieurs étudiants. Je me disais que si je n’arrivais pas à me faire respecter, les résidents dont j’étais responsable ne le seraient pas non plus. Cela m’a valu, entre autres, une poule dans ma chambre un certain dimanche de Pâques », nous a raconté un autre ancien locataire de la résidence.

Les célébrations du 50e anniversaire de la Résidence Lucien Matte auront lieu le 1er et le 2 octobre à l’Université de Sudbury.

NDLR: la rédaction tient à souligner l’appui de la directrice actuelle de la vie en résidence, Gisèle Raymond, à la rédaction de cet article.

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