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mar 22 Oct 2019
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75 ans plus tard : Le jour J, une victoire pour les alliés !

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L’an dernier a marqué le 100e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918), aussi connue comme l’Armistice, et ce fut un moment important pour s’arrêter, réfléchir et célébrer la paix et les alliances qui existent aujourd’hui entre les pays autrefois en conflits. La Première Guerre mondiale a eu un énorme impact sur le Canada. Notamment, cette guerre a permis à notre pays, qui était précédemment vu simplement comme une colonie de l’Angleterre, de manifester son statut comme nation, et affermir son identité sur l’échelle internationale. Bien que cette Grande Guerre devait être la dernière, malheureusement en 1939, la Deuxième Guerre mondiale éclata, et de nouveau, le Canada s’est lancé en bataille avec ses alliés. Une des batailles particulières où le Canada a joué un rôle crucial est reconnue comme étant le jour J. En fait, l’année 2019 souligne le 75e anniversaire du jour J, la grande bataille de Normandie aussi connue comme opération Overlord, où le Canada s’est joint aux alliés pour défoncer le mur de l’Atlantique, une forteresse vicieusement défendue par les nazis en Europe.

Au début de l’an 1944, les nazis avaient un contrôle tenace de l’Europe, et la côte de la Normandie située au nord de la France était considérée comme impénétrable, étant bien protégée avec des kilomètres ininterrompus de canons, de mines, de fil barbelé et de divers autres obstacles. Cependant, si les alliés allaient gagner la guerre, ils avaient besoin de sécuriser et de prendre contrôle d’une partie du continent européen afin d’être capable de s’établir et repousser les nazis pour libérer l’Europe.

Les alliés avaient conçu un plan pour perforer le mur de l’Atlantique qui était défendu par les nazis sur le continent européen, mais ils savaient que ce serait une tâche ardue, nécessitant une grande collaboration et un énorme courage des soldats pour vaincre les nazis et triompher. C’est alors que le 6 juin 1944, sous la direction du général américain Eisenhower, plus de 150 000 soldats alliés, incluant environ 14 000 soldats canadiens, ont participé au jour J, et ont attaqué les plages de la Normandie et courageusement affronté les nazis. Pour déclencher le jour J et assurer le succès, une coordination incroyable fut nécessaire entre les nations participantes, incluant les forces aériennes, navales et terrestres. Les alliés ont traversé la Manche (English Channel) et débarqué sur cinq plages en Normandie, identifiées avec les noms de code Omaha, Utah, Gold, Sword, et Juno, les Canadiens étant principalement responsables de celle-ci. Dès leur débarque, les alliés se sont précipités à charger les plages pour conquérir ce territoire crucial, sous un violent ciel de bombardements et d’explosifs mortels. C’était une bataille incessante et brutale qui a duré plusieurs journées lors desquelles les soldats alliés ont continué à persévérer pour enfin forger un chemin sous cette ligne de feu implacable.

À ce jour, l’invasion de la Normandie demeure la plus importante invasion maritime dans l’histoire du monde entier. Le jour J fut une énorme victoire pour les alliés, leur permettant de saisir et sécuriser du territoire en Europe afin d’avancer davantage sur les nazis et éventuellement gagner la guerre l’année suivante. Cependant, cette victoire monumentale fut aussi très dévastatrice et douloureuse pour les alliés, et malheureusement des milliers de soldats sont morts lors du jour J lui-même, incluant 359 Canadiens, en plus des milliers d’autres soldats blessés.  Cette année, en marquant le 75e anniversaire de cette bataille historique de la Deuxième Guerre mondiale, n’oublions jamais l’ultime courage, la bravoure et les sacrifices que des milliers de héros canadiens ont donnés pour leur pays.

As is (tel quel)

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As is (tel quel), monté par le TNO pour leur pièce communautaire de la saison 2018-2019 avec une mise en scène d’Hélène Dallaire, est une pièce de théâtre énergique, percutante et effrénée. Elle raconte l’histoire de Saturnin, étudiant en philosophie qui réussit à obtenir un emploi à un magasin d’articles de seconde main du nom de « l’Armée du rachat », et ses efforts pour tenter de bien accomplir son travail comme « trieur de cossins, » tout en tentant d’apprendre à connaître et peut-être aider ses collègues. C’est un spectacle qui questionne notre société de consommation, les différences entre les classes sociales et ce qui définit bien agir dans un milieu difficile complexe et hiérarchisé qui résiste au changement.

Ce qui est le plus marquant à propos de ce spectacle, c’est l’énergie, l’ambition et le travail qui est représenté. Ce n’est pas un texte facile à aborder : la thématique est profonde et comparable à une parodie contemporaine de Les Misérables avec tout ce que cela comprend de personnages variés et complexes, d’envergure et de pertinence du propos. En plus, le spectacle se veut une « anti-comédie musicale, » ce qui ajoute un élément de chorégraphie et de chant à cette pièce.

Pourtant, l’équipe de production a réussi à présenter une pièce d’une qualité rarement vue au niveau communautaire. La mise en scène est hors pair et permet de garder le rythme nécessaire pour réussir un spectacle aussi imposant. De plus, l’interprétation juste et enthousiaste des personnages les rend tous charmants et humains à leurs propres manières. Les chansons, supportées par une chorégraphie de Darquise Lauzon, sont plutôt divertissantes et permettent aussi de présenter les soliloques des personnages de façon plus novatrice que la simple déclamation.

Par contre, il y a quelques lacunes qui amenuisent l’efficacité du spectacle. Au niveau du texte, les personnages sont parfois assez caricaturaux, ce qui entrave quelque peu l’humanité du propos. Il y a des moments pendant lesquels la souffrance de ces personnages semble être moquée plutôt qu’analysée, comme l’échec de la cure de désintoxication d’un des personnages, Richard, qui sert plus de « running gag » qu’autre chose. En plus, le spectacle est très long, environne 2h10 avec l’entracte, et certaines blagues perdent leur efficacité après quelques minutes. Par exemple, le segment répété de Roselyne, la fée-conseillère en ressources humaines, fonctionne très bien au début, mais le filon s’épuise au fil des apparitions. Finalement, l’interprétation des chansons n’est pas toujours parfaite. En plus, elles ralentissent le rythme du spectacle, surviennent de nulle part, n’accomplissent que très peu et ne sont pas toujours bien écrites. Par conséquent, c’est une pièce avec certaines longueurs qui risquent d’épuiser les spectateurs.

En somme, c’est un spectacle qui est admirable au niveau de l’ambition, mais qui n’est pas une expérience théâtrale parfaite lorsque prise dans son ensemble. Le propos est intrigant et l’effort franchement éblouissant, mais sans le bon état d’esprit, la pièce risque d’être exténuante plutôt que divertissante pour certains spectateurs.

Le droit de vote pour les expatriés : La Cour Suprême a tranché

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La Cour Suprême du Canada a rendu une décision le 11 janvier dernier, permettant aux émigrants canadiens d’exercer leur droit de vote, même après avoir passé cinq ans ou plus hors du pays. Depuis l’an 2000, la Loi électorale du Canada limitait le droit de vote à ceux qui avaient quitté leur mère patrie depuis plus de cinq ans, ce qui a été particulièrement renforcé sous le gouvernement Harper. Grâce à ce jugement, le premier de l’année pour la Cour Suprême, le droit de vote des canadiens étend sa portée.

L’appelant, Monsieur Gillian Frank, est un canadien qui a vécu à Toronto jusqu’à la fin de son diplôme universitaire à l’âge de 21 ans. Il est ensuite déménagé aux États-Unis afin de poursuivre ses études postsecondaires à l’Université Brown et réside présentement à Princeton. Le second appelant, Monsieur Jamie Duong, est originaire de Montréal et demeure en Virginie, après avoir étudié à l’Université Cornell. Ces deux individus ont manifesté un désir de revenir travailler au Canada, s’ils trouvent des emplois. Leur histoire débute en 2011, lorsque leur droit de vote a été refusé lors des élections fédérales de mai.

La Loi électorale du Canada a comme objet de garantir le droit de vote à tous ceux qui remplisse les prérequis : être un citoyen de plus de 18 ans. Elle impose pourtant une « condition de résidence », qui indique que l’électeur doit voter à l’endroit où il habite. On permet tout de même aux citoyens vivant à l’étranger de voter grâce à un « bulletin de vote spécial ». À l’article 11d) de la Loi, on ajoute trois conditions à cette situation spéciale : il faut avoir déjà résidé au Canada, avoir l’intention d’y revenir de façon permanente et avoir quitté le pays moins de cinq ans avant les élections.

Le cas a d’abord été entendu par la Cour Supérieure de Justice de l’Ontario en 2014, où on a déterminé que la limite de l’article 11d) était inconstitutionnelle. Selon la Charte canadienne des droits et libertés (art. 3), le droit de vote est garanti à tous les citoyens canadiens, sans exception. L’affaire s’est compliquée pour Frank et Huong lorsque leur cas s’est rendu à la Cour d’appel de l’Ontario en 2015. Les juges ont dit que cette violation de l’article 3 de la Charte était justifiée par l’article 1, qui mentionne que les droits peuvent être restreints dans des limites raisonnables et démocratiques.

Nous nous retrouvons donc à la Cour Suprême, la Cour canadienne ayant le plus d’autorité sur tous les domaines de droit. La Cour avait comme mandat de déterminer si le droit de vote peut véritablement être limité de manière raisonnable et démocratique. Le jugement n’était pas unanime, puisque cinq juges sur sept étaient de l’avis de Frank et Duong. Les juges majoritaires ont basé leur décision sur le principe d’interprétation large qui domine les décisions de la Cour depuis des années. Ce concept exige que les droits garantis au Canada doivent être analysés de manière à inclure le plus de situations possibles. La Cour doit donc étudier une loi d’après son but véritable, et baser ses choix sur celui-ci. En suivant ce principe, les juges ont dit que le droit de vote doit être disponible à tous les citoyens, et qu’il doit être protégé afin de maintenir la qualité de la démocratie canadienne.

Puis, les juges ont adressé le rôle que la résidence joue dans ce cas. Ce dernier était l’argument principal du Procureur Général, qui affirmait que le lieu de résidence avait une importance cruciale dans le droit de vote. Or, la Cour a rejeté cet argument, en confirmant que la résidence servait principalement à l’organisation du droit de vote mais ne constituait pas le facteur dominant. Le Juge en Chef Wagner a même déclaré que « le monde a changé » : avec la mondialisation d’aujourd’hui, on modifier notre conception de résidence. Quant à la limite démocratique de l’article 1 de la Charte, les juges ont déterminé qu’elle ne pouvait pas justifier la Loi électorale du Canada. D’après le test standard pour des situations comme celle-ci, il faut prouver que la limite a un objectif urgent et réel, qu’il porte une atteinte minimale au droit des citoyens, et que les effets bénéfiques sont plus grands que les effets néfastes. Les juges ont affirmé que tous ces critères n’ont pas été remplis.

En somme, nous avons pu assister à une décision qui sera sans aucun doute marquante pour l’histoire canadienne. Le gouvernement Trudeau a déjà présenté une loi qui enlève la limite de cinq ans, et le jugement vient assurer que les gouvernements futurs ne pourront pas la ramener à la vie.

Beaucoup plus qu’une simulation

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Le vendredi 11 janvier, 74 étudiants dévoués de l’université Laurentienne participent dans la simulation annuelle du parlement canadien dans le cœur de l’édifice John. A Macdonald dans la capitale de la nation, Ottawa. Cet évènement organisé par l’association de sciences politiques de l’Université Laurentienne, a donné l’opportunité aux jeunes politiciens de participer aux conversations délicates et d’aborder des problèmes courants qui dominent les manchettes des médias canadiens et mondiaux.

Les étudiants sont d’abord regroupés dans les cinq partis politiques principaux du pays. Par la suite, chaque parti doit créer un projet de loi qui représente leurs valeurs fondamentales. Finalement, les actes législatifs, ainsi qu’un budget fédéral sont présentés et ensuite critiqués par les membres des autres groupes, qui ont tous la chance de dire un mot ou deux. Les discours alimentés par la rhétorique ont défendu les projets de loi bien pensés ainsi que ceux moins raisonnables.

Bien que cette journée ait été remplie de plaisanteries, de jacassements entre étudiants et de chants répétitifs de la phrase légendaire « vive le Québec libre » venant des membres du Bloc québécois, les jeunes ont discuté de problèmes sérieux qui compromettent un bon avenir pour le pays. Certains membres des partis ont utilisé leurs discours pour attirer de l’attention aux injustices comme le traitement des Franco-Ontariens, l’assimilation des peuples de premières nations et le réchauffement de la planète.

« Le fait qu’ils sont voulant d’être engagés leur donne les capacités de faire de la recherche. Juste en apprenant comment critiquer un projet de loi, ou même par osmose en s’approchant de vétérans de l’évènement, ils deviennent engagés dans la sphère politique. Ils sont ici pour apprendre et pour grandir comme individus. Je suis devenu plus passionné grâce à cet évènement et j’espère que d’autres se sentent de la même façon » avoue Dave Nicks , le chef du Bloc québécois et vétéran de cinq ans de la simulation.

Les étudiants ont la chance de comprendre les valeurs politiques des partis, les fondations de la démocratie et encore plus important, le chemin qui doit être parcouru pour éliminer les injustices envers les gens de premières nations. Certains jeunes politiciens ont même reconnu l’importance d’annoncer que la cérémonie se passait sur les terrains de tribus Anishinaabe algonquins.

« Ils abordent des questions importantes, parfois de façons humoristiques. Mais même quand ils voient la question comme humoristique, ils ont réfléchi beaucoup. C’est là où l’intérêt commence. Plus qu’on a des gens qui s’engagent, ça donne espoir pour le futur » explique Dre Gina Comeau, professeure en sciences politiques impliquée dans l’organisation de l’évènement depuis 7 ans.

Lors d’une simulation qui a vu le symbole national canadien changé à l’ananas de l’émission « Téléfrançais » de TVO, plusieurs bonnes idées ont été suggérées pour améliorer le Canada. Il est facile à dire que cet évènement donne de l’espoir à la sphère politique du pays et que l’avenir du Canada est en bonnes mains avec les futurs diplômés de la Laurentienne.

À l’intérieur d’un Bloc Québécois anglophone

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Le Bloc Québécois a souvent été un symbole de la participation francophone au Parlement Simulé de l’Université Laurentienne. Grâce à de maintes parodies et satires, les étudiants prennent plaisir à imiter des séparatistes québécois pendant une journée à la Chambre des Communes. Bien que les effectifs varient d’année en année, le Bloc accueille régulièrement le plus grand nombre de francophones par rapport aux autres partis, et représente une valeur sûre pour les nouveaux participants. Par contre, l’édition de 2019 a connu un phénomène un peu plus inhabituel : environ la moitié des membres du Bloc étaient anglophones. Pourtant, au-delà du simple constat de leur première langue, ils étaient également des francophiles.

En tant que membre francophone du parti, j’ai pu voir la valeur dans ce choix. Alors qu’habituellement, peu de gens auraient choisi d’aller hors de leur zone de confort, plusieurs étudiants ont décidé d’en apprendre plus sur la culture francophone. Certains d’entre eux ont expliqué que leur choix était dû à leur admiration des participants du Bloc des années précédentes. Ils ont manifesté leur curiosité par rapport à la culture francophone. L’opinion généralisée est que le Bloc est le parti le plus enthousiaste et animé du Parlement Simulé, et il s’agit donc d’une opportunité parfaite pour pratiquer son français dans un contexte moins sérieux.

Dave Nicks, le chef du Bloc Québécois au Parlement Simulé, affirme que la chance qu’offre le Bloc de jouer un rôle, contrairement aux autres partis, permet d’être plus confortable lors de discours. Il mentionne également que son intérêt pour la culture francophone est née dès un jeune âge : ayant grandi à Espanola, Dave a observé de nombreuses familles francophones délaisser leur langue maternelle. Il se souvient même du Référendum de 1995, lorsqu’il était à l’école primaire. Son intérêt vient également du caractère un peu anormal du Bloc, en tant que parti fédéral qui représente une province spécifique, ce qui est très rare dans les autres pays. Le chef du parti a ensuite encouragé tous les nouveaux participants, peu importe leur langue maternelle, de se joindre au Bloc Québécois dans les années à venir.

Malgré la bonne communication entre les deux langues officielles, le manque de traducteurs a laissé plusieurs participants déçus. Ce n’est pas la première année que les traducteurs ne sont pas au rendez-vous, pour des raisons de logistique, mais espérons que ce problème ne se reproduira plus dans les années à venir.

Les villes les plus durables

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Géographie : Voyagez le monde avec Josée

Une ville durable doit prendre en considération les éléments du développement durable. Selon les Nations Unies, le développement durable est l’ensemble « des stratégies qui développent la croissance économique et répondent à une série de besoins sociaux, notamment l’éducation, la santé, la protection sociale et les possibilités d’emploi, tout en luttant contre le changement climatique et la protection de l’environnement ». L’index des villes durables calcule les éléments qui définissent une ville durable. Selon le calcul, les 10 villes les plus durables sont Frankfurt en Allemagne, Hong Kong, Oslo en Norvège, Munich en Allemagne, Zurich en Suisse, Vienne en Autriche, Singapore, Édimbourg au Royaume-Uni, Stockholm en Suède et Londres au Royaume-Uni. La ville financière de Frankfurt est recouverte de 52 % d’espaces verts et la ville planifie diminuer ses émissions de carbone en se convertissant à l’énergie renouvelable. La ville de Hong Kong repose sur le transport en commun, ce qui diminue l’utilisation des véhicules. Oslo se fixe sur la diminution du gaspillage et des émissions de carbone. L’aéroport qui se situe à Oslo est la maison du terminal vert qui se concentre sur des solutions comme les énergies renouvelables et la gestion des déchets. La ville de Munich prend son effort dans des stratégies pour protéger le climat et la nature. En 2025, Munich a comme cible d’utiliser 100 % d’énergie renouvelable. La ville de Zurich vise aussi à basculer vers l’énergie renouvelable. Vienne a une stratégie de protection du climat qu’elle veut mettre en place. Singapore a un bon système d’utilisation d’eau ainsi qu’un bon système de transport en commun. La ville a un code de construction pour mettre en place des édifices de zéro énergie. À Édimbourg, les citoyens sont considérés comme les plus écologiques, ce qui fait d’Édimbourg l’une des villes les plus durables. Stockholm est extraordinaire dans le domaine des énergies renouvelables et du recyclage. Il vise à éliminer les combustibles fossiles avant l’an 2050. La ville de Londres diminue sa gestion d’automobiles en introduisant des taxes sur les véhicules pendant la semaine. Les autres villes devraient suivre le chemin que ces villes ont construit.

Défaite pour les Wolves; victoire pour les Francos

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Une partie de hockey des Wolves toute spéciale a eu lieu le 20 janvier 2019 à Sudbury : c’était une joute entièrement bilingue. Organisée par l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) du Grand Sudbury, ce fut une toute première pour la ville de Sudbury. L’animation pendant la partie et les entractes se sont déroulés en français ainsi qu’en anglais. Durant les entractes, les spectateurs ont même profité d’un spectacle dans les deux langues officielles de Chuck Labelle, chanteur franco-ontarien bien-aimé. Malgré la défaite des Wolves contre les Greyhounds de Sault-Sainte-Marie, tout le monde gagne lorsqu’on arrive à être inclusif.

Partout dans l’arène on affichait notre fierté francophone. Même Howler, la mascotte des Wolves de Sudbury, portait un bandeau franco-ontarien sur sa tête pour démontrer son engagement au bilinguisme. Plusieurs participants entendaient des gazouillis d’enfants contents que leur Howler était bilingue comme eux. Effectivement, la représentation francophone est essentielle pour les jeunes franco-ontariens qui cherchent toujours à s’identifier aux personnages de leur entourage. Parallèlement, elle est avantageuse pour les francophones unilingues et bilingues qui viennent regarder et appuyer l’équipe des Wolves et qui veulent suivre le déroulement de la joute, tout comme leurs homologues anglophones.

Fournir des annonces et des entractes bilingues lors d’une joute, c’est un petit geste très avantageux pour les francophones. C’est tellement simple qu’on se demande pourquoi tant d’événements généralement anglophones à Sudbury n’incluent pas une traduction pour les francophones. Espérons que la réussite de ce petit geste encouragera non seulement l’arène, mais aussi les autres organismes de Sudbury à penser aux droits et préférences linguistiques des gens de notre communauté. Notamment, agrandir l’espace francophone pourrait attirer une plus grande foule, augmentant ainsi le revenu de ces organismes.

En plus de soutenir la représentation bilingue dans la ville de Sudbury, la joute de hockey était au profit de la Place des Arts. L’ACFO du Grand sudbury a pu ammasser 2 500$ durant la joute pour la Place des Arts, par le biais de ventes de billets et de dons.

La Place des Arts

La Place des Arts est un centre culturel multidisciplinaire pour non seulement les francophones, mais pour toute la communauté. C’est un projet commun mis en place et dirigé par le Regroupement des organismes culturels de Sudbury (ROCS) dont les membres sont : le Carrefour francophone, le Centre franco-ontarien de folklore, le Théâtre du Nouvel-Ontario, les concerts La Nuit sur l’étang, les Éditions Prise de parole, la Galerie du Nouvel-Ontario et le Salon du livre du Grand Sudbury. Les travaux de construction sur le futur site du centre culturel ont commencé en octobre 2018 au coin des rues Larche et Elgin et de la ruelle Medina. La construction de l’édifice débutera en 2019, et l’ouverture officielle est prévue en 2020.

Les décisions désastreuses du gouvernement Ford

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Le 17 janvier 2019, le gouvernement Ford a annoncé des changements qui affecteront les étudiantes et étudiants post-secondaires à travers la province. Ces changements incluent l’abolition des frais de scolarités gratuits pour les étudiants qui ont un revenu de moins de 50 000$, l’élimination de la période de grâce de six mois pour le repaiement des frais du Régime d’Aide Financière pour les Étudiant(e)s en Ontario (RAFÉO), la favorisation d’emprunts au lieu de bourses de la RAFÉO, une réduction de dix pour cent des frais de scolarité, une réduction d’au moins quatre pour cent du financement des institutions post-secondaires, ainsi qu’une option de renonciation des services « non essentiels » sur les campus.

Ford annonce que ces changements seront bénéfiques pour les étudiants(e)s post-secondaires en Ontario, mettant de l’emphase sur la réduction des frais de scolarité. Mais en réalité, ceci n’est pas vrai. La réduction de dix pour cent permettra aux étudiants(e)s d’économiser en moyenne seulement 660$ par année. Mais en même temps les changements au RAFÉO minimiseront l’aide financière pour les étudiants(e)s de la province et augmenteront la dette de scolarité des étudiants(e)s. Les frais de scolarité en Ontario sont déjà les plus hauts au Canada. Alors, nos étudiants(e)s ont de la difficulté à payer ces frais et souvent ils finissent leur séjour à l’université avec des dettes de 24 000$. Malheureusement, les changements au RAFÉO vont empirer leur capacité de payer les frais de scolarité et de réduire leurs dettes.

Un autre impact négatif de la décision du gouvernement Ford est l’option de renonciation des frais pour les services « non essentiels ». Cette décision affectera les associations étudiantes qui sont financées à travers des frais de services universitaires. Les associations étudiantes fournissent les services tels que les passes autobuses, l’assurance-maladie, la banque alimentaire, ainsi que les groupes étudiants tels que les journaux étudiants, le centre des femmes et le centre de fierté. De plus, les associations représentent les intérêts des étudiants(e)s aux tables de décisions de l’administration universitaire ainsi que ceux des gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux. Ces services sont essentiels à créer un campus positif, supportif et qui permet l’épanouissement des étudiants(e)s en salle de classe et en dehors des salles de classe. Malheureusement, si ces associations perdent leur financement, elles n’auront pas les moyens nécessaires pour fournir ces services et représenter leurs étudiants.

Des centaines d’étudiants(es)s à travers la province se sont présentés pour manifester ces décisions du gouvernement Ford. Mais la meilleure chose que nous pouvons faire en tant qu’étudiants est de continuer de supporter les services « non essentiels ». Il faut supporter les services qui supportent nos étudiants(e)s.

Surveillez votre portefeuille!

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Vous avez peut-être remarqué dans vos achats et transactions monétaires qu’il y avait un nouveau 10 dollars iridescent qui circulait depuis l’an dernier. Toujours de couleur violette, ce billet de banque commémoratif fut émis par la Banque du Canada en 2017 pour célébrer le 150ième anniversaire du Canada et il possède le portrait de quatre politiciens canadiens. Ceux-ci incluent Sir John A. Macdonald, Sir George-Étienne Cartier, Agnes Macphail et James Gladstone. Plus tôt cette année, la Banque du Canada a annoncé qu’un nouveau billet de banque polymère 10 dollars serait disponible vers la fin de 2018, pour déclencher une nouvelle série de billets de banque à venir au cours des prochaines années.

Le nouveau billet de 10 dollars aura le portrait de Viola Desmond (1914-1965), une femme de race noire de la Nouvelle-Écosse, qui est reconnue pour avoir contesté la ségrégation raciale au Canada. En 1946, Desmond a défié l’autorité lorsqu’elle avait refusé de quitter son siège dans la section réservée aux blancs dans un théâtre. En conséquence, elle fut incarcérée et reçut une amende pour ses actions. Desmond a joué un rôle primordial pour lutter contre les injustices raciales et la discrimination systémique qui existait auparavant au Canada.

De plus, ce billet aura d’autres images qui symbolisent les efforts envers l’égalité des droits et la justice sociale. Notamment, il y aura un schéma cartographique du quartier d’Halifax où Desmond habitait et une illustration de l’incroyable dôme néogothique de la Bibliothèque du Parlement, symbolique de la démocratie de notre pays. Au verso du billet, il y aura une image du Musée canadien pour les droits de la personne, situé à Winnipeg, une citation au sujet des droits à l’égalité, provenant de la Charte canadienne des droits et libertés, et une plume d’aigle, qui est un symbole de vérité, puissance et liberté pour les peuples autochtones. Tant que ce billet détiendra encore la couleur violette bien reconnue dans le 10 dollars, il sera différent des autres, en étant le premier billet à être imprimé verticalement.

Avant la décision définitive, le processus de sélection pour Viola Desmond avait inclus un sondage public par la Banque du Canada pour des choix potentiels, suivi d’une sélection de liste restreinte de cinq candidates emblématiques d’après le comité consultatif de la Banque du Canada, qui incluait Dominic Giroux, président-directeur général de HSN et IRHSN, et ancien recteur et vice-chancelier de l’Université Laurentienne. Il y a aussi des changements planifiés au cours des prochaines années par la Banque du Canada pour le billet de 5 dollars, tandis que le billet de 20 dollars sera toujours réservé au monarque britannique.Notre société moderne est devenue de plus en plus numérique, et ceci fait appel à l’utilité de la monnaie tangible. Il suffit d’observer les consommateurs à la caisse afin de constater que très peu d’entre eux payent en l’argent comptant, mais plutôt avec la carte de débit ou la carte de crédit, et parfois même notre téléphone, qui peut offrir des services tels que Apple Pay et e-Transfer. Bien que la technologie puisse faciliter les transactions financières, elle demeure anonyme et neutre envers les billets monétaires. De son côté, la monnaie en circulation frappée et imprimée est un moyen de célébrer nos succès canadiens tout en soulignant nos exploits et partageant nos histoires et notre culture d’une façon visuelle et esthétique.

La langue française est-elle en péril?

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Les francophones devraient-ils se sentir coupables par rapport à l’emploi d’une expression anglaise ? Depuis quelque temps, c’est une question centrale dans les débats entre grammairiens, linguistes et partisans de la langue française. Au cœur de ses derniers, les opinions s’opposent énormément : certains d’entre eux croient que l’usage d’anglicismes, c’est-à-dire l’utilisation d’un mot anglais ou d’une tournure de phrase anglaise, est un phénomène naturel et que les francophones devraient, en fait, s’adapter à l’influence anglo-américaine. Contrairement, d’autres pensent fortement que les anglicismes sont non seulement inutiles, mais qu’ils nuisent à la pureté de notre langue.

Dans notre belle province bilingue, il est impossible de nier l’influence mutuelle des deux langues parmi les locuteurs. Cependant, étant donné le trait dominant de l’anglais – la langue la plus parlée à l’échelle mondiale – les anglicismes se faufilent de plus en plus dans le vocabulaire des Franco-ontariens. Donc, la question reste : comment pouvons-nous effacer les anglicismes pour de bon?  À cet effet, il existe des organismes qui cherchent à atténuer l’utilisation d’expressions anglaises en proposant des équivalents français, s’il n’en existe pas déjà. Notamment, l’Académie française, dans sa rubrique intitulée Dire, Ne pas dire, corrige les anglicismes et suggère parfois des néologismes, autrement dit des nouveaux mots, afin de remplacer les expressions anglaises que l’on utilise improprement. Parmi eux existent aussi FranceTerme, TERMIUM et la Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française. Ce sont de très bons outils… pourvu que nous sachions qu’ils existent. Le manque de diffusion de ces ressources fait en sorte qu’une grande majorité de la population franco-ontarienne fait quand même usage d’anglicismes quotidiennement, malgré les efforts de ces organismes à enrichir notre langue.

Pour certains, la langue française évolue et s’adapte en dépit de l’utilisation des expressions anglophones tandis que pour d’autres, elle est contaminée, voire assimilée pour cette même raison. D’après mes recherches, je ne crois pas que la langue française s’atténue en raison des anglicismes puisqu’on ne perd pas notre langue en insérant ici et là des mots anglais dans notre lexique, mais plutôt en choisissant de ne pas la parler du tout. Comme francophones, nous devons faire l’effort de consulter les ressources disponibles afin de diminuer notre usage de mots ou d’expressions anglaises. Il ne faut certainement pas crier au meurtre lorsqu’on entend un anglicisme ! Mais simplement s’informer l’un et l’autre de la bonne tournure de phrase.

 

 

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